Les limaces, et dans une moindre mesure les escargots, peuvent devenir une véritable plaie au jardin. Qui n’a pas vécu un jour la déception devant de jeunes laitues dévorées en une nuit ? Des solutions naturelles existent et peuvent être facilement mises en place au jardin.

Je ne vois pas ces limaces lorsque je me rends au potager

Au jardin on rencontre les limaces surtout là où le sol est argileux ou argilo-calcaire. De plus elles sont surtout actives la nuit et sont au summum de leur activité quand la température est comprise entre 15 et 20°C et que l’humidité ambiante est suffisamment élevée. C’est ainsi qu’on peut les voir en grand nombre après une pluie d’orage par exemple. A noter qu’il existe plusieurs espèces de limaces dans nos régions. Les grosses limaces dites “rouges,” les petites limaces noires (petites mais particulièrement voraces) et la précieuse limace tigrée, précieuse parce qu’elle est surtout carnivore et s’attaquant aux autres limaces!

Et les escargots ?

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Ici aussi nous pouvons rencontrer plusieurs espèces au jardin. Le petit-gris apprécie particulièrement les orties mais en bon végétarien il n’hésite pas à grignoter les petites plantes du potager ou des massifs fleuris. L’hélice des jardins, reconnaissable à sa coquille colorée, aime par-dessus tout les feuilles des arbres fruitiers et en particulier celles des pommiers. Quant à l’escargot de Bourgogne il fait un peu figure de géant avec ses 4-5 cm et son poids qui peut varier de 25 à …45 g.

Existe-t-il des solutions non toxiques contre les limaces?

Dans la zone du potager il est possible de mettre en place un “barrage” végétal en plantant des végétaux que limaces et escargots n’apprécient guère comme l’ail, le fenouil et les oignons. Les pièges à la bière sont efficaces mais il ne faut pas en placer un trop grand nombre sous peine de voir les limaces du voisinage affluer vers votre jardin. Les granulés à base de métaldéhyde sont à proscrire absolument car toxiques pour la faune et l’environnement mais ceux à base de ferri-phosphate peuvent être utilisés même en jardinage biologique. Et puis nous avons des alliés avec les hérissons, les musaraignes, les pies, les corneilles et notre fameuse limace tigrée.

La plante de la semaine: la Doronic du Caucase
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Il est permis de se demander pourquoi certaines plantes autrefois incontournables dans les jardins tombent dans l’oubli malgré des qualités indéniables. Il en est ainsi pour la Doronic du Caucase (Doronicum orientale). Cette superbe plante vivace quasiment increvable est d’une rusticité à toute épreuve. Sa floraison, très généreuse, débute dès la fin mars et se poursuit jusqu’en mai. Les grandes fleurs sont d’un jaune foncé brillant ce qui est important pour illuminer le jardin au printemps. Le feuillage est d’un vert assez clair. Au moment de la floraison la Doronic du Caucase atteint 40 à 50 cm. Au niveau de la culture, cette vivace apprécie les emplacements ensoleillés et un sol assez riche en humus gardant une bonne fraîcheur durant la belle saison. Si vous souhaitez réintroduire la Doronic au jardin, ce qui serait une excellente idée, attendez le mois de septembre pour effectuer ce travail. La plante aura alors le temps de former un bon chevelu racinaire avant l’arrivée des premières gelées. Pour une scène fleurie de toute beauté, vous associerez les Doronics au Bergenia, aux bulbeuses printanières à fleurs bleues comme les scilles. Placées devant de petits arbustes à feuillage pourpre, elles seront bien mises en valeur. Si vous voulez la multiplier, vous pouvez opter pour le semis en avril-mai ou la division des touffes en mars ou en septembre.

Les petites bâtes du jardin: demoiselles et libellules
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Une petite pièce d’eau ou un vaste étang au jardin et vous verrez rapidement apparaître de superbes insectes de la famille des Odonates. Les demoiselles ont un corps mince, cylindrique, donnant l’impression de fragilité. Ne dépassant guère les 4 cm de long, elles sont, contrairement aux libellules, incapables de voler sur place. Leur vol est assez lent et elles donnent plus l’impression de planer que de voler. Elles replient leurs ailes verticalement sur le dos lorsqu’elles sont au repos. Les libellules sont de robustes insectes pouvant atteindre 8 cm. Rapides et capables de démarrages fulgurants, des scientifiques ont pu mesurer des vitesses en vol de 25 à 30 km/h pour la libellule appelée grande æschne. Chez certaines espèces de libellules, les ailes battent à un rythme régulier ce qui permet à l’insecte de descendre ou monter au même endroit pendant de longs moments. Lorsqu’une libellule se pose sur une plante ses ailes restent largement déployées. Légalement protégées, les populations d’odonates sont en déclin un peu partout. L’utilisation de produits chimiques, la destruction de leurs biotopes (ces insectes vivent toujours à proximité des lieux humides), les pollutions constituent un danger pour ces surprenants insectes. Les pièces d’eau dans les jardins constituent donc des zones refuges pour eux. Ils pourront non seulement chasser les autres insectes pour se nourrir mais aussi s’y reproduire.

LE SAVIEZ-VOUS ?
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Le cerfeuil est présent dans de nombreux potagers. Son semis peut se faire de fin avril à début septembre. La germination est rapide si les lignes de semis sont gardées bien humides. Le cerfeuil déteste les emplacements chauds et trop ensoleillés, il préfère nettement les parties mi-ombragées du potager. Les feuilles se récoltent au fur et à mesure des besoins culinaires. Quand les premières petites fleurs apparaissent la récolte se termine d’où l’importance de faire des semis échelonnés dans le temps. Le cerfeuil est une importante source de fer et de calcium mais aussi de vitamines. Comme chez le persil il existe du cerfeuil plat et du cerfeuil frisé.