Les bégonias tubéreux sont principalement cultivés pour la réalisation de potées abondamment fleuries durant toute la belle saison, tandis que les petits bégonias annuels, ceux qui vont retenir notre attention ici, servent à confectionner des bordures ou de la mosaïculture.

Des graines telles des poussières

Les petits bégonias annuels (rouges, blancs ou roses) sont aussi, et c’est suffisamment rare pour le préciser, connus sous leur nom botanique Begonia sem perflorens. Du début de l’été aux premières gelées d’automne, ils fleurissent sans discontinuer et sans demander trop de soins. Supportant le soleil mais pas les expositions brûlantes ou la mi-ombre, ils servent d’écrin à d’autres plantes, annuelles ou vivaces. Jusqu’ici, rien de bien compliqué. Mais quand on parle du semis, c’est une autre histoire, bien plus difficile à réussir. Les graines ne doivent pas être recouvertes. La température idéale de germination ne doit pas sortir de la fourchette 22-25 °C et donc une mini-serre chauffée sera d’une grande utilité. La patience est de mise. La germination demande 15-20 jours et la croissance des minuscules plantules est, elle aussi, particulièrement lente. L’arrosage se fera par le bas pour ne pas déranger graines et/ou plantules. Dès que les plantules sont présentes, il faudra leur donner suffisamment de lumière (sans soleil direct) et aérer régulièrement la serre afin d’éviter la moisissure et, pire encore, la fonte des semis. Quand ces “bébés” auront trois vraies feuilles, vous pourrez les repiquer en pot dans un terreau un peu plus riche. Chaleur et lumière seront toujours d’actualité. La mise en place au jardin aura lieu mi-mai, voire fin mai dans les zones les plus froides. La floraison interviendra alors assez rapidement et récompensera largement vos efforts.

La question du lecteur
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“Je possède beaucoup de tanaisies au fond du jardin et souhaite savoir quelles sont les propriétés de cette plante sauvage”. Serge Wampach, de Bruxelles

La tanaisie peut atteindre 1,20 m de hauteur. Elle fleurit en capitules jaunes en été. Ses feuilles finement découpées diffusent, quand on les froisse, un puissant parfum, quelque peu camphré. Peu de personnes connaissent les multiples vertus de la tanaisie. Ainsi, les apiculteurs utilisent depuis toujours le feuillage séché de la plante pour enfumer les ruches et, par conséquent, calmer les abeilles. D’un point de vue domestique, il est intéressant de savoir que le fait de placer des feuilles fraîches de tanaisie sous la litière du poulailler ou de la niche éloignera ou éliminera la vermine. Un remède efficace et dénué de toxicité. Quelques branches de tanaisie dans les armoires éloigneront les mites.

Pour les amateurs de plats cuisinés sortant de l’ordinaire, il faut absolument tester les crêpes fourrées à la tanaisie (sans pour autant en manger trop souvent car, à fortes doses, la tanaisie peut se révéler toxique). Autre aspect positif de cette plante, elle favorise la bonne croissance des arbres fruitiers. N’hésitez donc pas à en planter au pied de tous vos arbres et en particulier des pêchers car la plante semble réduire les effets de la redoutable cloque. En tisane, la tanaisie est stimulante, digestive et calme les lancinantes douleurs dentaires. Attention, les femmes enceintes éviteront d’ingurgiter ce breuvage.

La plante de la semaine: le papyrus
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De la famille des cypéracées, le vrai papyrus pousse à l’état naturel en Afrique, dans les zones humides et y atteint parfois plus de 4 m de hauteur. Cette plante majestueuse a été très longtemps utilisée comme matière première pour fabriquer le “papier” appelé lui aussi papyrus. C’était le support d’écriture le plus utilisé dans l’Antiquité.

Le papyrus possède des tiges triangulaires et porte au sommet de celles-ci une houppe en forme d’ombelle composée de nombreuses et fines bractées (feuilles transformées) au milieu desquelles apparaissent, en cours de saison, les fleurs sous forme de petits épis virant au brun lorsque les graines se forment.

De croissance rapide, le papyrus se propage de deux manières : par ses rhizomes qui courent sous l’eau, dans une vase riche en éléments nutritifs, et par ses graines qui peuvent être disséminées sur de longues distances, soit par l’eau, soit par le vent.

Peut-on cultiver un papyrus chez nous ? Oui, mais pas en extérieur étant donné qu’il exige beaucoup de chaleur, de l’eau en permanence et une forte humidité ambiante. Par contre, c’est une splendide plante d’intérieur, particulièrement pour décorer une salle de bains bien éclairée : elle y trouvera à la fois chaleur et humidité. Vous la cultiverez en pot dans le substrat (mi-argile, mi-terreau) qui sera continuellement détrempé.

LE SAVIEZ-VOUS ?
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Le noisetier fournit une nourriture abondante pour les écureuils, les oiseaux, les chevreuils et d’autres animaux de nos régions. Appelé également coudrier, il était couramment utilisé, et l’est probablement encore, par les sourciers. Ce fut aussi un symbole de fertilité, étant donné sa grosse production de noisettes. En Normandie, une croyance veut qu’on frappe trois fois une vache avec une baguette de noisetier pour qu’elle donne du lait toute l’année. Dans le rayon des traditions, si une mariée distribuait des noisettes au troisième jour de ses noces, cela signifiait que le mariage était consommé.