Gros plan sur lady Kitty Spencer, lady Amelia Windsor et la princesse Maria Olympia de Grèce.

Une "it-girl" est le terme anglais utilisé pour définir une personne qui attire l’attention médiatique, étant souvent l’égérie d’un couturier ou l’image de marques en l’occurrence de luxe. Au sein du Gotha et de la noblesse, trois jeunes femmes se distinguent particulièrement : lady Kitty Spencer, lady Amelia Windsor et la princesse Maria Olympia de Grèce. Qui sont-elles et que deviennent-elles en cette période où les cocktails, soirées mondaines, défilés de mode, séances de photos, première au cinéma ou grands bals n’ont plus lieu ?

Lady Kitty Spencer qui fêtera fin de l’année ses 30 ans, est la première des sept enfants du comte Charles Spencer, frère de la défunte princesse Diana, née de son premier mariage avec le mannequin Victoria Lockwood. Kitty qui n’a pas de souvenirs précis de sa célèbre tante, a grandi en Afrique du Sud. Elle est diplômée de l’université du Cap en psychologie, sciences politiques et littérature anglaise. Diplôme complété ensuite à Florence avec des études d’Histoire de l’Art et d’italien puis à l’European Business School à Londres.

De haute taille et longs cheveux blonds, lady Kitty n’a pas tardé à se faire un espace dans le monde du luxe. La parenté avec ses cousins les princes William et Harry aidant forcément. Elle a fait partie du célèbre Bal des débutantes sous les lambris dorés de l’hôtel de Crillon en 2009.

Depuis, Kitty est devenue l’un des visages d’une campagne des stylistes italiens Dolce&Gabbana avant de devenir l’égérie du joaillier italien Bulgari et des cosmétiques Estée Lauder.

À l’instar de lady Amelia Windsor et la princesse Maria Olympia de Grèce, elle est devenue une habituée de la Une des magazines spécialisés Vogue, Tatler, Hello, Vanity Fair, Harper’s Bazaar. Lady Kitty prévoyait son mariage avec le milliardaire Michael Lewis (61 ans) pour cette année.

Depuis le confinement, plus de déplacements à Capri, Milan, Rome, Paris, New York ou lac de Côme. Le compte Instagram de l’aristocrate est très calme. Kitty Spencer s’étant contentée de poster un avertissement sur la nécessité de se laver les mains, un numéro d’appel pendant le confinement pour venir en aide aux personnes fragilisées et une photo d’elle bébé avec sa mère à l’occasion de la Fête des Mères en Angleterre.

La princesse Maria Olympia de Grèce, 24 ans, est l’aînée des cinq enfants du prince Paul de Grèce et de Marie Chantal Miller, fille d’un multimilliardaire américain et entrepreneuse à succès dans le monde de la mode pour enfants. Née à New York, Maria Olympia cousine avec les familles royales d’Espagne et de Danemark, son parrain est d’ailleurs le prince de Galles.

Elle est diplômée de l’université de New York en art et photographie. La princesse mène une vie dorée, ponctuée par les vacances en famille : dans les Cotswolds en Angleterre, aux Bahamas en hiver chez ses grands-parents Miller, à Gstaad pour le ski et en Grèce chez ses grands-parents paternels le roi Constantin et la reine Anne-Marie, le tout entrecoupé par des déplacements liés aux grands événements de la mode à New York, Paris, Milan et par des séances mode à Los Angeles, Singapour et Dubaï.

Le compte Instagram de la princesse est comme celui de lady Kitty en mode veille. Juste une photo de famille pour la Pâque orthodoxe et une autre où elle apparaît avec un dessus de bikini sur un transat avec différents petits plats constituant un régime crétois qui lui permet de garder sa ligne de sylphide.

Lady Amelia Windsor, 25 ans en août prochain, est le troisième enfant du comte de Saint-Andrews, fils aîné du duc de Kent, cousin de la reine Elizabeth. Le mariage de ses parents avait été accueilli avec froideur chez les Windsor. Son père avait d’ailleurs renoncé à ses hypothétiques droits au trône pour épouser Sylvana Tomasseli, roturière, divorcée et catholique. Le frère d’Amelia reçut comme marraine la princesse Diana qui avait, dès le début, témoigné tout son soutien au comte et à la comtesse de Saint-Andrews. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts et la famille est toujours présente lors des grands événements de la Cour.

Amelia malgré sa petite taille, a attiré les créateurs de mode, affiche une moue souvent boudeuse qui est un peu sa marque de fabrique. Elle a été recrutée par la griffe Tada&Toy pour dessiner une collection de boucles d’oreilles, qui a connu son petit succès.

En 2013, elle avait aussi fait ses premiers pas dans le monde lors du Bal des débutantes à Paris. Diplômée de l’université d’Edimbourg en Histoire de l’Art et français, elle a été élue en 2016 La plus belle jeune femme d’Angleterre par le magazine Tatler.

Elle croise lady Kitty et la princesse Maria Olympia aux mêmes défilés à Londres, Milan, Paris et New York, court les vernissages chics de la capitale britannique et raffole des escapades en Italie, Provence, Marrakech et en Espagne. Depuis le confinement, Amelia a posté des photos où on la voit aux fourneaux, ou vêtue d’une robe de flamenco lui rappelant avec nostalgie un séjour à la feria de Séville annulée cette année.

Comme tout le monde, Kitty, Maria Olympia et Amelia sont tributaires de l’évolution du Covid-19 et du déconfinement progressif qui leur permettra de mener à nouveau leur vie de it-girls, comme avant ou… autrement.