La manifestation "Still Alive" qui aura lieu dimanche va concentrer le débat sur la situation de l'événementiel en Belgique, qui souffre sévèrement des mesures prises le concernant et surtout du flou qui touche tant d'acteurs du milieu.

Afin de se manifester autrement que dans la rue, certains des acteurs de l’événementiel privé ont décidé de porter un geste fort, symbolique et "proactif" en mettant l'Etat en demeure depuis ce vendredi à midi. L'objectif : mettre fin pour le 17 septembre au plus tard à la différence de traitement entre les événements privés (qui peuvent rassembler 10 personnes maximum) et ceux qui sont ouverts au public (jusque 400 personnes).

Me Letellier, l'avocat des deux sociétés à l'origine de cette initiative a remis au cabinet de la Première ministre, Sophie Wilmès, cette mise en demeure à midi ce vendredi 4 septembre. Cette procédure d'urgence laisse "7 jours à l'Etat pour réagir et mettre fin à un décret illégal", explique Quentin Bruyns de la société Set Up qui lance ainsi le débat sur la légalité du chapitre 5 du décret du 30 juin avec la société de Halleux.

Ces deux sociétés actives dans l’organisation d’événements, réceptions et banquets ont décidé de monter au créneau, "nous sommes soutenus par un bon nombre d'acteurs du secteur, même si certains préféraient rester anonymes", décrit Quentin Bruyns.

Les avocats de ces acteurs du secteur invoquent "la discrimination évidente entre les événements publics et privés". Au terme de la mise en demeure, à défaut de rééquilibrage, une action en référé sera introduite. Quentin Bruyns estime, selon son conseil, que le juge des référés pourra le constater. "Il s’agirait d’obtenir du juge la condamnation de l’Etat, représenté par le Gouvernement, à mettre fin à cette différence de traitement injustifiée entre les événements à caractère public, qui peuvent être autorisés moyennant le respect de certaines règles, et les événements non ouverts aux publics, qui restent totalement interdits", exprime ce professionnel de l'événementiel.