Magazine Sport national au Canada, la pratique de la crosse fait des émules en Belgique, où l’on compte désormais onze clubs. Découverte d’une discipline en vogue !

Sport national au Canada, la crosse, appelé familièrement "le lacrosse", se répand à vive allure en Europe et en Belgique. "Cette discipline existe depuis des siècles et date de l’époque amérindienne. Elle a ensuite été exportée aux États-Unis avant d’être pratiquée en Europe depuis environ dix ans et un peu partout dans le monde", explique Pauline Héraly, secrétaire du Brussels Lacrosse, dont les installations sont situées au stade Fallon, à Woluwe-Saint-Lambert, en Région bruxelloise.

Ce sport d’équipe se joue à dix contre dix sur une surface semblable à un terrain de hockey. Il y a un goal et un gardien de but dans les deux équipes, et chaque joueur est équipé d’une crosse dont la partie supérieure est composée d’une poche avec des filets, permettant ainsi de conserver la balle. L’objectif est de se passer la balle de filet en filet pour arriver à marquer le plus de goals. Un match est composé de quatre périodes de quinze minutes, sans temps additionnel.

"Les règles varient en fonction des équipes masculines ou féminines, mais la fédération internationale tend à unifier les règles pour les rendre similaires, car la pratique de la crosse va faire son grand retour aux Jeux Olympiques", précise Pauline Héraly. "C’est un sport très physique, où il y a de nombreux contacts, surtout chez les hommes. Mais les matchs se déroulent toujours dans une ambiance conviviale, très fair-play, à l’instar du rugby."

Le nombre d’adeptes ne cesse d’augmenter en Belgique. "On constate un engouement énorme ! J’ai commencé le lacrosse il y a quatre ans, au moment où nous avons lancé le club de Bruxelles. À cette époque, nous n’étions que cinq clubs en Belgique. Quatre ans plus tard, nous enregistrons 70 membres dans mon club, et onze clubs partout en Belgique. Un nouveau club vient de se lancer au stade d’Ixelles, et d’autres existent à Braine-l’Alleud, Namur, Spa, Anvers, Gand, Malines, etc.", poursuit Pauline. "La pratique a d’abord été lancée en Flandres avant de se propager à Bruxelles et en Wallonie."

Les raisons de cet engouement s’expliquent par différents facteurs. "Du côté de la capitale, les raisons du succès rencontrées par cette pratique s’expliquent par le fait que Bruxelles est une ville cosmopolite qui compte beaucoup d’expatriés. Les personnes d’origine anglo-saxonne ont donc envie de s’y mettre. Ces nouveaux joueurs apportent leur expérience, ce qui permet de faire grandir les autres joueurs, et le club. Une autre raison s’explique par le fait que l’engouement pour le hockey est grandissant, notamment suite aux exploits de l’équipe nationale belge, et beaucoup de jeunes veulent s’y mettre mais beaucoup de clubs sont saturés. Ils découvrent alors le lacrosse, qui, de surcroît, est plus démocratique que la pratique du hockey. La cotisation coûte environ moitié moins cher qu’au hockey", ajoute Pauline.

"Par ailleurs, la pratique d’un nouveau sport intéresse beaucoup de gens lassés des sports traditionnels, et nous accueillons beaucoup de joueurs de football ou de hockey qui se reconvertissent au lacrosse", conclut-elle.

Preuve du succès croissant pour cette pratique, la Belgique compte désormais deux équipes nationales - masculine et féminine.