Décédé à 89 ans, il fut l’auteur du très beau roman Tu devais disparaître… : Le roman d’une enfant royale cachée.

Le comte Michel Didisheim s’est éteint cette semaine à l’âge de 89 ans. Le comte fut la cheville ouvrière de la création en 1976 de la Fondation Roi Baudouin dont il assura la direction jusqu’en 2001.

À l’occasion de ses 25 ans de règne, le roi Baudouin avait fait part de son souhait au gouvernement belge et au parlement de ne pas recevoir un cadeau personnel mais de voir la mise en place d’une structure active pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

Michel Didisheim qui fait partie de ces hommes d’Etat que la Belgique a connus, lui a donné l’envergure qu’on lui connaît aujourd’hui dans différents domaines.

Fils du baron René Didisheim, grand résistant, et de Claire Maigret des Priches, il est né en 1930 à Wimbledon en Angleterre. On a souvent laissé sous-entendre qu’il aurait été le fils naturel du roi Léopold III ce qu’il a toujours catégoriquement réfuté.

Diplômé en sciences politiques et diplomatiques, ayant participé à la guerre de Corée, il a épousé en 1956 à Vienne la comtesse Monika von und zu Trauttmansdorff-Weinsberg avec qui il eut cinq enfants.

Titré baron en 1986 par le roi Baudouin, le roi Albert II le titra à son tour comte en 1996.

Ce proche de la famille royale (il fut chef de cabinet du roi Albert II alors prince de Liège) était aussi une fort belle plume.

En 2008, il sortit le livre Tu devais disparaître… : Le roman d’une enfant royale cachée. Si vous n’avez pas eu l’opportunité de le lire à ce moment-là, n’hésitez surtout pas car ce roman se dévore du début à la fin.

Le comte Didisheim nous plonge dans la vie de Valérie Marie, la fille naturelle du duc Albert de Schleswig-Holstein, lui-même fils de Friedrich Christian de Schleswig-Holstein et de la princesse Helena de Grande-Bretagne, petit-fils de la reine Victoria.

Valérie Marie est née en 1900 et a été confiée à une famille d’adoption qui lui a donné son nom.

Cet ouvrage très fouillé et documenté, en partie romancé, se base toutefois sur des faits et dates historiques bien réels dont la reconnaissance de Valérie Marie par son père quelques jours avant son décès en 1931 ou encore la chute de l’empire austro-hongrois.

Quant à la mère de Valérie Marie présentée comme une dame de la plus haute noblesse, vous en saurez plus en lisant cet ouvrage.

Valérie Marie de Schleswig-Holstein épousera en secondes noces Englebert Charles, 10e duc d’Arenberg et décédera en 1953.

"Tu devais disparaître", Michel Didisheim, Éditions Alphée, 2008, 617p.