Le contenu violent et sexuel altèrent la mémoire, la perception et les intentions d’achat des consommateurs. 

Le sexe et la violence utilisés dans la publicité n'aident pas à vendre un produit. Tel est le constat d'une étude de l’Université de l’Ohio publiée dans The Psychological Bulletin. Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont analysé les données de 53 études ( 8489 participants) pour déterminer l'influence du sexe et de la violence sur l'efficacité des publicités. Partant de cette base, ils se sont penchés sur la mémorisation  des marques par le consommateur, sa perception de celles-ci et ses intentions d'achats.

Le résultat est sans appel : «le sexe et la violence ne font pas vendre. En fait, ils peuvent même nuire aux annonceurs, car ils altèrent la mémoire, la perception et les intentions d’achat des consommateurs», déclare Brad Bushman, co-auteur de l'étude.

Le public est tellement concentré sur le contenu sexuel et violent qu'il porte moins d'attention aux messages publicitaires. Par conséquent, la mémoire et les envies d'achats diminuent. Les hommes sont même plus touchés que les femmes par ce phénomène.

« Cela correspond à la théorie évolutionniste qui suggère que les hommes prêtent plus d’attention à la violence et au sexe que les femmes. Parce qu’ils prêtent plus d’attention à ce contenu, ils sont moins susceptibles de se rappeler les annonces », explique Robert Lull, co-auteur.

Cependant, les chercheurs apportent une nuance à ces conclusions dans le cas où le contenu de la publicité est associé à celui du média qui la véhicule. En effet, le consommateur sera plus sensible à une publicité à connotation sexuelle ou violente diffusée dans un média au contenu sexuel ou violent.