80 % des ados en ont et 20 % sont sévèrement touchés. À l’ère des réseaux sociaux, cela peut mener à des troubles psychologiques importants : l’acné c’est la bête noire des peaux juvéniles et même de certaines femmes qui en développent à la quarantaine. “La première raison pour laquelle on en a, est génétique”, explique le dermatologue et dermopédiatre Dominique Tennstedt des cliniques universitaires Saint-Luc.

Si l’acné touche autant les ados, c’est aussi parce que l’adolescence est une période marquée par une poussée des hormones sexuelles : tout est chamboulé et on constate aussi une hausse de la production de sébum. L’acné arrive quand il y a excès de sébum et que les pores se dilatent tandis que d’autres se bouchent. Résultat : une peau brillante et grasse qui peut donner lieu à des comédons (les points noirs) et à des microkystes (les boutons blancs) dans… le meilleur des cas. Car ensuite, les bactéries attirées par cette prolifération lipidique vont arriver tandis que notre organisme va réagir en déclenchant l’inflammation du follicule, visible sous la forme de boutons.

Une nouvelle étude, menée par une équipe du département de dermatologie et d’allergie de l’université de Munich a étudié les caractéristiques notamment sanguines des personnes acnéiques : il s’avère que sur 100 d’entre elles, 94 avaient un taux d’oméga-3 inférieur aux recommandations.

Il est vrai que le contenu des assiettes est souvent mis en cause concernant l’acné mais dans ce cas, c’est frappant : les acides gras oméga-3 ont un rôle anti-inflammatoire et permettent de faire baisser les facteurs de croissance semblables à l’insuline, ou IGF-1, une hormone qui entraînerait l’acné. Dans l’étude, plus le taux d’oméga-3 diminuait, plus les niveaux d’IGF-1 étaient élevés.

La bonne nouvelle, c’est que l’on trouve facilement dans une alimentation habituelle des oméga-3 : il y en a de bonnes concentrations dans les noix, l’huile de colza, de lin et surtout dans tous les poissons gras comme le saumon, le thon, le maquereau, le hareng, les sardines ou les anchois. Ces acides gras poly-insaturés sont essentiels, ils ne sont pas fabriqués par l’organisme et doivent donc être apportés par l’alimentation. En plus, “ils jouent un rôle essentiel dans de nombreux processus tels que l’apprentissage, la régulation de l’humeur, le développement de la vue, le système immunitaire, en cas de maladies cardiovasculaires, pendant la grossesse ou encore dans le métabolisme des graisses”, pointe la nutritionniste Eléonore de Richecour. Qui conseille : “Pour intégrer plus d’oméga-3 dans l’alimentation, on peut commencer par assaisonner ses salades et plats chauds de vinaigrettes aux huiles variées. Parsemer ses salades et porridge de noix et amandes ainsi que de graines de lin, chia et/ou de chanvre. Enfin, on veille à consommer 2 à 3 fois par semaine des petits poissons gras : en salade, en tartinade, en tartes salées, en boîte !”