Magazine Perdre ses cheveux est difficile à vivre. La méthode miracle n’existe pas, mais différentes options peuvent enrayer le phénomène et densifier la chevelure.

Il n’est pas rare de perdre ses cheveux aux changements de saison, après une grossesse ou lorsque l’on est fatiguée. Mais quand ils s’accumulent sur la brosse ou au fond de la douche, on s’inquiète. "Une chute aiguë peut résulter d’une alimentation trop pauvre en protéines, vitamines et minéraux, mais également d’un stress particulier", explique le Dr Marc Azoulay, dermatologue. "Elle se résorbe le plus souvent en moins de 3 mois." Le phénomène peut néanmoins durer plus longtemps, à cause de certains médicaments, comme des antifongiques, ou pour des raisons hormonales. "Il s’agit la plupart du temps d’une hypersensibilité génétique aux androgènes", précise le Dr Azoulay. "Elle se manifeste notamment à la ménopause."

La mésothérapie pour stimuler la pousse

"Cela consiste à injecter, au moyen de petites aiguilles, un cocktail de vitamines B et de minéraux, silicium ou zinc, dans le cuir chevelu", explique le Dr Isabelle Catoni, dermatologue. Il favorise la pousse de la kératine, constituant du cheveu. "L’avantage est que l’on apporte les nutriments là où ils sont utiles, sans déperdition par la circulation du sang ou la digestion", souligne le Dr Azoulay. La mésothérapie stimulerait également la microcirculation au niveau du bulbe. "On réduit le phénomène de chute et on permet à des cheveux qui repoussaient de manière très ténue d’augmenter de diamètre", dit le Dr Pierre Bouhanna, dermatologue spécialiste du cheveu.

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Ce qu’on peut en attendre : si les praticiens notent une efficacité intéressante dans leur cabinet, celle-ci n’est pas scientifiquement démontrée. La Haute Autorité de santé reconnaît un effet notable sur la pousse, mais pas sur la chute ni sur le diamètre des cheveux. De plus, le résultat n’est pas garanti. "L’amélioration peut être réelle, mais variable d’un patient à l’autre", reconnaît le Dr Azoulay. La mésothérapie est alors conseillée en complément ou comme alternative au minoxidil, si l’on ne supporte pas la texture un peu poisseuse d’un produit à appliquer tous les jours…

Le laser de faible énergie pour renforcer les cheveux

Ce type de laser délivre une lumière de faible énergie, qui ne chauffe pas, mais qui agit quand même sur les cellules (photobiomodulation). "D’après les recherches sur le sujet, les ondes lumineuses stimuleraient les mitochondries, nos usines intracellulaires chargées de fabriquer de l’énergie", décrypte le Dr Catoni. Énergie qui boosterait les bulbes pilaires. Le praticien utilise des appareils qui délivrent une lumière rouge ou jaune car elles activent la microcirculation et sont anti-inflammatoires. La lumière bleue est également anti-infectieuse.

Ce qu’on peut en attendre : plusieurs études publiées récemment ont montré que ce laser permet de renforcer les cheveux et d’accélérer leur repousse. Cependant, pour le Dr Catoni, utilisé seul, ce n’est pas l’option qui donne les meilleurs résultats. "J’observe qu’il améliore le résultat de la mésothérapie", précise-t-elle. "On peut aussi y avoir recours pour des séances d’entretien à la fin d’une cure." Le laser est également un traitement préventif, lorsque l’on craint une nouvelle chute de cheveux dans une période difficile.