Quelques semaines avant que le gouvernement flamand, présidé, ô ironie, par l’un de ses anciens étudiants, annonce qu’il opérera des coupes claires dans le budget alloué à la culture au Nord du pays, la VUB a fait choix de marquer son cinquantième anniversaire par la plus grande extension de son histoire, avec 14 auditoires, 650 kots mais surtout l’ouverture d’un nouvel espace dédié à la culture, Pilar, décrit comme la toute nouvelle Maison des arts et des sciences de l’Alma Mater néerlandophone.

Comme l’a énoncé la coordinatrice du lieu, Lieselotte Vaneeckhaute, "Pilar est un lieu de dialogue et d’enrichissement mutuel entre la science (pi) et l’art (lar) ainsi qu’un pilier qui soutient les jeunes et les talents en herbe."

Pour entamer son programme d’expositions, JRSLM - Paradise Lost Again, à voir jusqu’au 14 décembre, revient sur les paradoxes que nous a légués le XXe siècle : d’un côté, notre société devenue d’une rationalité presque insupportable, et de l’autre côté, des médias communiquant jour après jour l’intolérance des conflits menés au nom de toutes sortes d’opinions et de religions, avec comme dernier avatar, le populisme et les fake news.