Il n'y a pas de doute, on est bien arrivé à cette période délicate de l'année où l'été est passé, les jours raccourcissent et refroidissent. Et l'humain soudain se sent fatigué et vulnérable. Mais on peut lutter contre cela et regagner de l'énergie !


Dans les bureaux, les transports en commun, dans la rue, les premières toux, les premiers éternuements et reniflements... Dans les conversations, un seul sujet qui se décline en « Je suis crevé », « Je suis malade », « Je n'ai plus d'énergie », « J'ai pas le moral » ou encore « Vivement ce soir qu'on se couche »...

Pourtant, nos batteries ont été rechargées par l'été, sa chaleur, sa lumière, alors que se passe-t-il ? « L'erreur que l'on fait, c'est de continuer à vivre en septembre et octobre de la même manière qu'en été », explique Julien Masset, docteur en biochimie et spécialiste en phytothérapie chez Ortis. « Or, notre corps se met au ralenti principalement à cause de la décroissance de la lumière ».

C'est fou mais « notre cerveau réagit toujours comme il y a des milliers d'années quand l'hiver impliquait moins de nourriture et qu'il fallait réduire les dépenses énergétiques et donc une mise au ralenti de tout le corps. » Aujourd'hui, on n'y fait plus attention, on ne ralentit pas notre rythme social, avec la rentrée même, notre stress a augmenté et on court partout, on dort moins bien ; la fatigue s'installe rapidement.


Désordre chimique interne

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« La baisse de luminosité joue un rôle indéniable dans cette fatigue », explique le docteur Fanny Decroix. « En fait, à l'automne, notre corps doit adapter son rythme circadien, (c'est-à-dire son rythme biologique d'environ 24h constitué de la veille et du sommeil dont les amplitudes varient, Ndlr), pour être au diapason avec la saison froide et sombre ». Sauf que cela ne se passe pas tout à fait dans l'harmonie pour la plupart d'entre nous.

Car si notre cerveau reçoit encore des stimulations lumineuses, dans le même temps il y a une modification des concentrations cérébrales de neurotransmetteurs (les messagers entre les neurones) dont celle de l'adénosine qui donne le signal du sommeil et la mélatonine qui est l'hormone qui stabilise ce sommeil. Résultat : « un décalage se met en place entre l'amplitude de notre rythme circadien interne et les signaux extérieurs, ce qui conduit à une fatigue persistante. »

Et qui dit fatigue dit système immunitaire vacillant et porte ouverte aux virus et aux premiers coups de froid ! Car l'automne, cette demi-saison coincée entre la chaleur de l'été et le froid de l'hiver, est aussi propice à l'humidité et à la multiplication des toxines qui viennent envahir notre organisme bouleversé.


Stimuli extérieurs néfastes

Il ne faut pas non plus sous-estimer l'effet du stress produit par la rentrée et le retour à des obligations professionnelles et scolaires. Le stress induit une production accrue de cortisol qui est une hormone qui régule l'éveil, dont le pic se produit en principe le matin. « En cas de stress, le cerveau reçoit un message d'éveil constant et on dort moins bien, on récupère moins vite », explique Julien Masset. Le cortisol abaisse aussi le système immunitaire : plus on en a, moins l'immunité est bonne.

Ce qui peut aussi jouer dans cet épuisement chronique ? Le fait d'être davantage à l'intérieur, dans nos maisons et appartements moins aérés qu'en été et donc remplis de composés organiques volatiles et de particules toxiques. Les virus attaquent !

Cette accumulation et l'on se sent plus fragile physiologiquement et plus sensible émotionnellement, d'où une baisse conséquente de moral pour nombre d'entre nous !


Dépression saisonnière

Ce qui peut même conduire à la dépression saisonnière qui toucherait 10 % de la population (et 4 fois plus les femmes que les hommes) dans les pays tempérés et nordiques.

Et là, on ne parle plus de fatigue d'automne mais de vraie dépression : « perte d'énergie, tristesse, fatigue extrême, fringale de sucre et prise de poids ». Un cercle vicieux qui peut être brisé par le recours à la luminothérapie.


Que faire ?

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- On se booste. « On prend du café ou du thé ou plus fort du guarana qui vont agir directement sur la sensation de fatigue"

- On se supplémente pour une cure rééquilibrante sur le moyen terme.

  • Un traitement d'un mois de Ginseng aide durablement à se sentir mieux. « Cette racine va agir sur le système physiologique de production du cortisol et sur l'hypothalamus, le centre de gestion du stress. On a un meilleur sommeil et une meilleure énergie et un système immunitaire bien soutenu »
  • La gelée royale est bourrée d'éléments nutritifs qui font un bien fou au corps.

- On découvre l'andrographis, une plante aux effets incroyables très utilisée dans les médecines traditionnelles et qui stimule le système immunitaire, réduit la fièvre et l'inflammation, protège le foie, traite et prévient le rhume et la grippe. « Cela réduit par deux la durée d'un rhume et c'est très efficace en prévention quand on côtoye des personnes malades », indique Julien Masset. Chez Ortis, on en trouve dans le Propex Express.

- On prend des bains chauds aux huiles essentielles pour se détendre et se réchauffer

- On peut avoir recours à la luminothérapie chez soi ou en institut

- On sort le plus souvent possible de chez soi, même en hiver, pour bénéficier de la lumière du soleil ou même de la luminosité extérieure.

- On fait une activité physique modéerée dehors dès qu'on peut ou mieux du sport en plein air

- On aère son logement tous les jours

- On se tourne vers des aliments riches en vitamines et qui ne vont pas alourdir la digestion, une action qui demande beaucoup d'énergie.

- On se lave les mains très régulièrement et on évite de serrer des mains à tout bout de champ !