Nous ne sommes pas tous égaux avec la graisse. Et si les femmes, quand elles prennent du poids, voient plutôt leurs cuisses et leurs fesses s'arrondir, les hommes, eux, prennent du ventre. Pourquoi cette différence ?

A la cinquantaine ou avant, la grande majorité des hommes voient apparaître une petite bedaine qui va s'installer et grossir s'ils n'y prennent pas garde. Un premier pas vers une accumulation problématique puisque souvent suivie par un stockage progressif des graisses dans le foie, le pancréas ou les muscles : ce qui est mauvais pour la santé et conduit à du diabète et des maladies vasculaires.

Le gras concerne “25 % du poids du corps chez une femme et 15 à 20 % chez un homme. Cela s’explique par le fait que les femmes portent les enfants, elles ont donc une réserve d’énergie plus importante, c’est un système prévu pour la survie de l’espèce”, explique la nutritionniste Laurence Plumey.

La différence de "lieu" de stockage entre les hommes et les femmes peut s'expliquer par des causes hormonales et génétiques. La présence d'oestrogènes dans l'organisme féminin explique que les femmes stockent dans les hanches et les cuisses alors que les hommes, baignés de testostérone, engrangent davantage de gras dans la ceinture abdominale. Une mauvaise alimentation fait le reste de même que la consommation régulière de boissons pétillantes et de bières qui font gonfler l'estomac.

Le problème c'est qu'il y a aussi la graisse profonde, qui entoure les viscères. Cette graisse-là qui arrive après le bourrelet relâche des acides gras en grande quantité dans le sang. Corollaire : diabète, mauvais cholestérol, hypertension,… C’est un méchant gras, mais il y a une bonne nouvelle : il est très réactif au régime et à l’activité physique ! Dès que l’on change d’alimentation, que l’on mange moins, cela se ressent vite : les gros adipocytes fondent (mais pour se refaire aussi vite dès que des lipides arrivent en quantité). Le profil de ceux qui ont une telle graisse en excès : les hommes en surpoids au ventre bien rebondi et dur car la graisse repousse la musculature abdominale. On parle alors d’obésité “de type androïde”. Qui peut aussi concerner les femmes ménopausées, question d’hormones…