"Pour la fabrication de seulement un jean, il nous faut 10 000 litres d’eau " , entame Lucie Morauw, une jeune fille de 19 ans, activiste pour le climat et qui a décidé de porter la voix de CollAction en Belgique concernant les dégâts de l’industrie textile. CollAction est une ONG aux Pays-Bas qui aide les gens à résoudre des problèmes d’action collective par le biais du crowdacting . "S on but est de créer des communautés résilientes qui votent par le biais de leurs action s" , explique l’ambassadrice.

CollAction a lancé en 2018 un challenge pour faire prendre conscience que l’industrie textile est la 2e activité économique mondiale la plus polluante après le pétrole. " E t c’est sans compter le mépris social de nombre de gros acteurs du secteur " , ajoute Lucie. Et pourtant, le marketing de la mode fait vendre ! Depuis 1996, on a pu remarquer une augmentation de consommation de vêtements de 40 %. "Il y a donc un sérieux effort à faire."

Pour donner un coup de pouce, le Slow Fashion Challenge pousse les consommatrices à se passer de vêtements neufs de la fast fashion pendant trois mois. Tout un été pour prendre d’autres habitudes. " L’ idée première, pour nous Belges, est de promouvoir les boutiques et marques belges qui correspondent à cette manière d’agir : local, équitable, durable. Et on a mis en place un compte Instagram, @slowfashion.belgium, qui donne des conseils, des chiffres, des bonnes adress es ."

Une démarche qui convainc de plus en plus d’adolescents et d’adultes, conscients de l’impact qu’ils peuvent avoir rien qu’en décidant de ce qu’ils vont porter. "On retourne à l’essentiel, à l’authenticité" , confirme Lucie Morauw. Et on fait des économies…