Le houblon (Humulus lupulus) est une grimpante vivace, rustique (– 25 °C) et vigoureuse de la famille des Cannabacées. Comme le cannabis. Bien connu des amateurs de bière, le houblon est pourtant peu présent dans les jardins. À l’état sauvage, on le rencontre parfois dans les bois et haies indigènes de l’hémisphère nord. Le houblon n’est quasiment jamais malade et est peu sensible aux parasites. Une grimpante écologique en quelque sorte.

Peut-on l’utiliser pour végétaliser un vieux tronc ?

Le houblon est produit des tiges volubiles qui se fixent sur quasiment tous les supports : un vieux mur, une pergola, un pylône en béton et, bien entendu, un tronc d’arbre ou un grillage. Un arbre vieillissant peut retrouver une deuxième vie grâce au houblon. Un houblon qu’il est même possible d’associer à un rosier liane pour une somptueuse floraison de début d’été. Le houblon, populairement encore appelé salsepareille indigène ou vigne du nord, peut atteindre une hauteur de 6 m sans le moindre problème et en peu de temps.

Soleil ou ombre, sol sec ou frais ?

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Le houblon n’aime pas trop les expositions chaudes et encore moins brûlantes. La mi-ombre lui convient par contre à merveille. Le sol doit être riche et garder une bonne fraîcheur en été (pensez au paillage). Un apport important de compost bien décomposé ou de terreau de bonne qualité est vraiment nécessaire à la plantation. Le houblon démarre tard dans la saison, en avril. Il ne faut donc pas s’inquiéter si aucune végétation est apparente avant, c’est normal.

Vais-je avoir une production de cônes ?

Le houblon est une plante dioïque, c’est-à-dire qu’il y a des pieds mâles et des pieds femelles. Seuls les pieds femelles produisent les fameux cônes qui servent, notamment, pour la production de la bière. Ces cônes sont recouverts d’une sorte de résine très odorante, la lupuline, qui donne l’amertume à la bière. Vous l’aurez compris, il vous faudra donc planter deux pieds de houblon, un mâle et une femelle.

Est-ce aussi une plante médicinale ?

Cette plante volubile est effectivement réputée pour lutter contre le stress et les troubles du sommeil et de penser ici à l’oreiller empli de cônes de houblon. Il est également utile par ses propriétés fébrifuges, sudorifiques et dépuratives. Beau, facile et utile, le houblon trouvera certainement une place dans votre jardin.

La plante de la semaine: la morelle noire
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Cette plante sauvage est très courante dans nos régions. De nom latin Solanum nigrum, elle fait partie de la famille des Solanacées, comme la tomate. La morelle noire est une plante annuelle buissonnante dont la hauteur à son complet développement oscille entre 20 et 60 cm, parfois plus. Ses feuilles sont relativement larges, tandis que ses fleurs sont blanches avec des étamines jaunes bien visibles. La floraison débute au milieu du printemps et dure longtemps. Les fruits globuleux ont la grosseur d’un pois. D’abord verts, ils deviennent noir brillant à complète maturité. La morelle noire peut devenir rapidement envahissante, d’autant que chaque plante produit entre 400 et 500 graines. Cette annuelle étant thermophile, ses graines ne germent que si la terre est réchauffée.

Par le passé, la morelle noire était une plante associée à la magie noire. On dit que les sorcières en faisaient un onguent avant de s’en recouvrir le corps et partir à leurs réunions nocturnes. La morelle noire est loin d’être inoffensive. Elle est très toxique par ingestion, une dizaine de baies vertes peut provoquer de graves troubles et même la mort. Cette toxicité concerne aussi bien l’être humain que nos animaux de compagnie. Vous l’aurez compris, il est nettement plus prudent d’éliminer cette plante dès qu’elle apparaît au jardin.

Les petites bêtes du jardin: le troglodyte
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Un corps rond, un plumage brun rayé, un bec fin et une queue presque toujours dressée à la verticale sont les principales caractéristiques morphologiques de ce petit oiseau (10 cm) de nos jardins. Petit, certes, mais son chant est d’une puissance sidérante. C’est le mâle qui aime impressionner de la sorte. De plus, quand il est nerveux ou agacé, il lance des” tic tic tic” que personne ne peut ignorer tant ils résonnent dans le jardin. Toujours en activité, le troglodyte mignon se faufile parmi les branches des arbustes, les racines des gros arbres ou encore dans le lierre. On ne le voit quasiment jamais dans des endroits découverts. Le lieu de nidification est choisi par le mâle : sous les racines d’un arbre, dans un vieux mur, un buisson très dense ou une haie vive très dense. Il construit plusieurs nids en forme de grosse boule et la femelle choisira celui qui lui plaît le plus. Elle y déposera entre cinq et neuf œufs blancs, parfois mouchetés de brun. La couvaison ne dure que deux à trois semaines. Les petits quittent le nid après quinze jours et sont déjà capables de voler. Précieux allié du jardinier, le troglodyte est essentiellement insectivore même si, à l’occasion, il consomme aussi quelques araignées. À noter qu’il y a plus petit que lui au jardin : le roitelet triple bandeau et le roitelet huppé ne mesurent que 9 cm, mais ils sont plus rares que notre mignon troglodyte.