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Les aliments fermentants, les sodas, la sédentarité, le stress peuvent être à l’origine de cet inconfort.


Etre ballonné, cela arrive à tout le monde. Si vous en souffrez régulièrement, mieux vaut consulter son généraliste qui aiguillera vers un spécialiste le cas échéant. Mais il n’y a pas de secret, quand la microbiote déraille, il faut agir doucement mais sûrement pour réintroduire un équilibre dans cette flore intestinale.

Le comportement : évitez les chewing-gums, mangez en pleine conscience, pratiquez la relaxation … et bougez ! L’activité physique favorise le transit.

Les aliments : évitez les aliments qui peuvent fermenter comme les produits laitiers, ceux qui contiennent du fructose comme les pommes, les poires, les jus de fruits et les sodas, les légumes crucifères et les légumineuses comme les flageolets, le soja, les lentilles, les haricots secs, mais aussi les oignons. On compte aussi les céréales comme le blé, l’orge et le seigle, contenues dans le pain, les pâtes, la semoule (présence de gluten). Pour maintenir et renforcer la flore intestinale, vous pouvez aussi consommer régulièrement des aliments qui renferment des bactéries lactiques : kéfir, yogourt, tempeh, choucroute.

Les fibres : consommées de manière régulière, elles permettent de stimuler le transit intestinal et de limiter la constipation. On en trouve dans les céréales complètes, le son de blé, les amandes, les noix, les fruits et légumes ou les graines de lin, de chia ou de psyllium.

Les remèdes : "Certains laxatifs doux, probiotiques, plantes à effet carminatif, ou médicaments vendus sans ordonnance peuvent limiter significativement les symptômes. Citons la simethicone, le charbon actif, ou certains anti-spasmodiques comme l’huile de menthe poivrée. Dans ce domaine, votre pharmacien pourra certainement vous apporter une aide précieuse", souligne le docteur Gerkens, gastro-entérologue.

N’arrêtez pas le blé !

Si une cure de probiotiques que l’on entame sans passer par un médecin est toujours un bon premier pas, le Dr Gerkens émet un cri d’alarme : "Il faut éviter d’entamer un régime sans gluten avant d’avoir consulté. Beaucoup de patients arrêtent le blé et se sentent mieux, moins fatigués, moins gonflés. Or, il faut impérativement éliminer la possibilité que le patient souffre de la maladie cœliaque, l’intolérance au gluten vraie dont la prise en charge repose actuellement sur un régime sans gluten strict à vie. Pour la diagnostiquer par prise de sang et éventuellement gastroscopie, le patient doit continuer à manger du blé. Une fois la maladie cœliaque exclue, un régime pauvre en blé pourra améliorer significativement la qualité de vie de certaines personnes : on parle aujourd’hui d’hypersensibilité au blé non cœliaque". En revanche, on peut entamer seul un régime sans lactose, sans fructose ou sans légumineuses (successivement), pour mieux comprendre d’où vient l’inconfort.