C’est un petit bout du monde, avec, pour horizon, l’océan Atlantique. Un havre de paix entre sable et pinède, qui a fait peau neuve en 2020, dans l’optique de la montée en gamme des différents resorts du Club Med. Bienvenue à La Palmyre Atlantique, un village sorti de terre en 2003 et qui, depuis près de vingt ans, donc, accueille les familles dans un cadre enchanteur.

C’est aussi une destination qui se mérite – de Bruxelles, en train, comptez six heures de voyage jusqu’à Bordeaux puis un transfert de près de deux heures en minibus, ou, en voiture, neuf heures de trajet. Mais une fois à destination, il ne vous faudra pas plus d’une heure pour vous sentir comme à la maison, le service et l’accueil Club Med en plus…

Sur 24 hectares de nature préservée, ce sont 418 chambres qui vous tendent les bras. Il y en a pour tous les goûts – vue sur mer dans la partie la plus ancienne, la “Marina”, mais également des constructions plus récentes, qui s’étirent le long de chemins bordés de bambous et dont les terrasses donnent sur de gigantesques pins.

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Mais ce qui fait la différence, au Club Med, c’est l’offre de loisirs et de sports, compris dans le forfait all-inclusive. Et en particulier les activités nautiques, puisque le village se situe à un jet de pierre de la baie de Bonne Anse, spot de voile incontournable du littoral français.

Pour s’y rendre – puisqu’il est “hors” du village, plusieurs possibilités : ou vous optez pour la marche (comptez 30 minutes) le long de l’océan. Ou vous louez un vélo (à l’entrée du village, moyennant supplément) ou vous sautez dans le petit train (gratuit) qui effectue des rotations toute la journée. À l’arrivée, du sable blond, des G.O. qui connaissent par cœur leur partition – merci Fred, responsable voile qui nous a rafraîchi la mémoire sur quelques gestes techniques –, des catamarans et des planches à voile qui n’attendent que vous. Il suffit de s’inscrire la veille, près de la piscine principale et à vous l’initiation ou, pour les plus expérimentés, la régate qui a lieu le jeudi…

D’autres expériences sportives sont également à découvrir, notamment le “fitness beach bootcamp”, qui propose des séances de sport sur la plage, face à l’Atlantique. On y mélange des exercices de cardio, de stretching mais également de gymnastique douce, qui ont l’avantage de convenir à tous les publics et à tous les âges.

Pour les gourmets et les gourmands

Conditions sanitaires obligent, les restaurants du resort se sont adaptés. Désormais, aux buffets de l’Atlantic – le resto principal, celui ou vous prendrez votre petit-déjeuner sur une immense terrasse nichée dans la pinède –, on vous sert ! Chaque jour, une spécialité s’invite dans les assiettes, mais les classiques (pizzas, burgers, etc.), dont raffolent les enfants, ne sont pas oubliés. L’autre restaurant, “La belle époque” gourmet lounge, avec vue imprenable sur la plage depuis la terrasse, fait la part belle aux produits locaux, en particuliers aux fruits de mer et aux vins charentais. Son architecture est inspirée des villas Belle époque de la ville voisine de Royan, où se tient, le mercredi, un marché exceptionnel.

Et puis, bien sûr, puisqu’il s’agit d’une destination “famille”, les petits sont les rois à La Palmyre. Dès quatre mois, les bébés sont pris en charge par une équipe dédiée. Et jusqu’à 17 ans, des activités sont imaginées et organisées pour toutes les tranches d’âge. Sport, papote au bord de la piscine, spectacles, bricolages : impossible de s’ennuyer. Ce qui laisse aux parents la possibilité de se reposer vraiment, soit sur un transat au bord de la grande piscine attenante au bar (et au cœur du village), soit dans le calme de l’espace zen, réservé aux adultes, où il est de bon ton de couper son portable et de profiter pleinement du soleil et du calme.

Le must de notre court séjour fut sans doute cette promenade, aux aurores, sur la grande plage déserte, tandis que le monde reprenait des couleurs. Loin au large, le phare de Cordouan (lire par ailleurs) émergeait d’une petite brume vite dissipée. Un vrai moment de grâce, comme on n’en avait plus connu depuis longtemps…

A la découvertede la région

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Sortir du village et aller découvrir la région : c’est ce qui nous attendait, ce matin-là. L’idée était excellente, même si rester bien au chaud et au calme dans le resort fait partie des joies des vacances…

Thomas, notre guide, connaît la région comme sa poche. Son enthousiasme, après des années à emmener les touristes sur les mêmes lieux, fait plaisir à voir et à écouter. Tout, ici, lui est familier, et il n’a de cesse de vous faire “tomber en amour”, comme on dit à Québec, des marais, des jolies villas Belle Époque et du phare de Cordouan, qui sera notre premier “stop photo Instagram”. C’est un monument hors du commun, haut de soixante mètres, construit sous Louis XIV et qui se visite aujourd’hui encore. Des heures de navigation, à bord d’un bateau puis d’un hydroglisseur (qui permet de “survoler” les bancs de sable de l’estuaire de la Gironde) pour découvrir la chapelle, le logis et la lentille, tout là-haut, qui depuis des siècles guide les navires…

L’étape suivante sera Mornac-sur-Seurdre, une petite ville qui connût son essor grâce aux sauniers, ces marchands de sel qui firent la gloire de la région. Las !, avec l’arrivée du train, on finit par acheminer le précieux assaisonnement depuis le Sud de la France. C’est alors qu’entrèrent en jeu les ostréiculteurs. Car c’est ici que sont élevées les meilleures huîtres de France, les Marennes-Oléron. Pour gagner La Tremblade, où Cathy Coutant et ses parents nous attendent pour une dégustation – et une visite guidée –, nous embarquons dans le Train des Mouettes, qui nous fait revivre, à l’ancienne, le trajet que parcouraient, autrefois, les ouvriers et les rares touristes. Sur des banquettes de bois, à une allure plus que modeste, nous traversons des paysages tantôt champêtres, tantôt en plein essor architectural.

Et nous voici, donc, devant les bassins ou des millions de bébés huîtres vont grandir, grossir, avant d’aller reposer au fond de l’océan. Cathy est passionnée et passionnante. Les mains dans les bacs, elle nous raconte le merveilleux voyage de ces toutes petites coquilles, qui vont, bientôt, devenir des mets d’exception, vendues dans le monde entier (et beaucoup en Belgique, dit-elle, pays très amateur de ce mollusque au goût inimitable). Partout, des tamis pour mesurer la taille des futures fines de claire et autres spéciales ou plates. “Les fines de claires, après avoir séjourné en mer, reviennent dans des bassins d’affinage”, nous explique-t-elle. “Elles sont moins laiteuses que les spéciales”. Le mieux est encore de les déguster, sur une longue table posée sur des tréteaux, à quelques mètres à peine de l’endroit où papa les sort des bourriches et les ouvre d’un geste sûr.

Depuis cinq générations, chez Coutant, on est ostréiculteur. Cathy n’est pas mariée et n’a pas d’enfant. L’entreprise va-t-elle disparaître avec elle ? Thomas, notre guide, nous confie à mi-mot qu’un jour, peut-être…

4 bonnes raisons de se ressourcer à La Palmyre

Une immersion au cœur de la nature: Plage, pinède, bord de mer préservé : la Charentes Maritime a tout fait pour que la nature garde ses droits dans ce coin de France. Il est donc chaudement recommandé de bien se chausser ou de louer un vélo pour découvrir ces endroits parfaitement préservés, qui ne ressemblent en rien à notre littoral hyperconstruit.

Tous les produits de la mer: Que ce soit chez Coutant (lire par ailleurs) ou dans les restaurants du Club Med, les produits de la mer sont à l’honneur dans la région. Les huîtres, évidemment. Mais également de nombreux plats de poisson, qui vous rassasient tout en vous laissant l’estomac léger et la conscience tranquille. C’est encore plus agréable quand on a découvert les carrelets, ces drôles de cabanes construites sur l’eau, où les pêcheurs relèvent leurs prises.

Un spot de voile pour tous les niveaux: La baie de Bonne Anse, où le vent joue sa jolie musique dans les voiles des catamarans, est un endroit sûr et parfait pour les débutants. Vous n’êtes jamais loin de la côte et les petits bateaux à moteur du Club sillonnent la zone pour s’assurer que tout se passe bien. Les plus expérimentés peuvent s’aventurer un peu plus loin et participer à la régate (gagnée, la semaine où nous y étions, par le formidable duo de journalistes belgo-hollandais composé de Bernard et Erieke).

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La zénitude, si je veux: Loin du bruit et de la fureur des villes, l’espace zen sera votre meilleur ami pour lire tranquille, siroter un cocktail de fruits et plonger dans une eau délicieusement chaude.

En pratique

Comment aller à La Palmyre? En train : OuiGo, le voyage low cost de la SNCF, propose des trains directs vers Bordeaux. Le transfert se fait ensuite via le Club Med. En voiture : Comptez neuf heures de route, plus les pauses toutes les deux heures…

Se renseigner? Toutes les infos sur le site du Club Med : clubmed.be.