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Un godemiché robotisé, récompensé en amont du salon CES (Consumer Electronics Show) par les organisateurs dans la catégorie "robotique" s'est vu retirer son prix peu après par ces mêmes organisateurs.

Ce vibromasseur, qui utilise de la micro-robotique pour imiter les mouvements d'une bouche humaine, s'est même vu interdit de show officiel, se voyant relégué à présenter son gadget lors de l'une des soirées "off" organisées en marge du CES.

Selon la Consumer Technology Association (CTA), Osé, fabriqué par la startup Lora DiCarlo, "ne rentre pas dans nos catégories de produits" et n'aurait donc pas dû concourir. Autrement dit, il n'existe pas de catégorie "sextech" au CES.

L'argument n'a pas convaincu la fondatrice de Lora DiCarlo, Lora Haddock. "Osé fait l'objet de huit brevets en attente et est le résultat de prouesses techniques en biomimétisme et robotique (...) Notre équipe est constituée de femmes ingénieures LGBTQ qui sont de vraies génies (et de quelques hommes formidables) qui travaillent sur tous les aspects de ce produit - notamment un docteur en génie mécanique spécialisé en science des matériaux (...) Osé appartient clairement à la catégorie Robotique et Drone - et les experts du CTA sont d'accord.", a-t-elle réagi.

"La société doit abandonner le tabou autour du sexe et de la sexualité, cela fait partie de la vie et de la santé et doit avoir sa place dans le débat public", a-t-elle aussi écrit dans une lettre ouverte à la CTA.

Sur Instagram, elle ajoute : "Pourquoi CES est menacé par des femmes émancipées et par les produits qui les émancipent?" .