Invité au festival de Sundance aux Etats-Unis pour y présenter son dernier documentaire sur Internet, le réalisateur de Aguirre, la colère de Dieu" ou encore "Nosferatu" n'y a pas été par 4 chemins : "Je n'ai jamais vu un seul tweet que je trouve intéressant".


"Qu'est-ce qui vous impressionne dans 100.000 tweets, 100.000 fois des stupidités en 140 caractères?", voilà la réponse de Werner Herzog aux journalistes avec qui il avait une discussion à propos du web et des réseaux sociaux. L'importance de Twitter et des réseaux sociaux dans la société contemporaine ? Nulle selon le célèbre metteur en scène qui a pourtant dû s'y pencher longuement puisqu'il livre "Lo and Behold: Reveries of the Connected World", un documentaire élaboré en dix parties  et qui commence avec la naissance d'internet et se poursuit avec ses répercussions.

Il espère d'ailleurs que ce film donnera de quoi réfléchir aux internaute et à faire attention à "ce qui se passe". "Je n'ai jamais vu un seul tweet que je trouve intéressant".

Comme il le fait remarquer avec justesse, "Internet, c'est quelque chose que les écrivains de science-fiction n'avaient pas vu venir. Les voitures qui volent et la colonisation de l'espace oui, mais personne n'avait l'internet sur son radar".

Le réalisateur n'y va pas de main morte contre les nouvelles technologies qui a révolutionné nos vies, avouant qu'il la déteste tellement qu' il n'a pas allumé son téléphone pendant 1 an ! Il faut dire que le vieil ours n'aime pas être dans la médiatisation  ni sous le feu des projecteurs. "Mon réseau social, c'est ma table de cuisine. Ma femme et moi cuisinons et nous avons maximum 4 invités parce qu'on ne tient pas à plus de six".

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