9 mois et 4 disciplines pour se préparer à l'accouchement, gérer son stress et communiquer avec son bébé in utero.

Être enceinte n'est pas une maladie mais peut vite se transformer en un véritable parcours du combattant. Pour vous aider à vivre au mieux votre grossesse, nous vous avons déniché 4 activités aux bienfaits multiples.

1. Le sport

Malgré les idées préconçues, une femme enceinte peut continuer à faire du sport sous certaines conditions. Les trois premiers mois, la majorité des sports est encore conseillée. On évitera bien entendu les activités violentes où les risques de chutes sont élevés. À partir du second trimestre, les futures mamans doivent privilégier des sports plus softs, comme l’aquagym, la méthode Pilate, la marche, le yoga, etc. Lors du dernier trimestre, il est conseillé de rester au repos, tout en continuant de faire bouger ses muscles en douceur pour éviter qu’ils s’atrophient. Pratiquer un sport permet de travailler la respiration et d’être plus endurante au niveau cardiaque. Cet entraînement physique va aider la mère lors de l’accouchement. Si vous connaissez une grossesse à risque, demandez conseil à votre médecin ou à votre gynécologue.

2. La musicothérapie

Protégé au creux du ventre maternel, l’on pourrait penser que le futur nourrisson n’a pas les sens développés. Et pourtant, c’est tout le contraire. Dès les premières semaines de vie fœtale, il est capable de ressentir les vibrations des sons. L’ouïe ne se développera véritablement qu’à partir du cinquième mois. Le bébé réagit à certains bruits et voix en accélérant son rythme cardiaque et en bougeant. La musicothérapie pratiquée pendant la grossesse est encore assez méconnue en Belgique. Par le biais des instruments de musique et du chant, cette discipline permet de communiquer avec le fœtus mais aussi de réduire le stress de la maman. Grâce aux séances de respiration et de relaxation, elle prépare également la femme à l’accouchement. Les vertus apaisantes de la musique classique sont connues depuis des années. Écouter un morceau de Mozart ou de Bach ralentit le rythme cardiaque. Le musicothérapeute conseille aussi de chanter ou de faire écouter une berceuse au bébé pendant ces 9 mois spéciaux. Après la naissance, s’il est énervé ou connaît des difficultés pour s’endormir, chanter ou passer la mélodie qu’il a connu in utero, l’aidera à se calmer.

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3. L’haptonomie

Lors de la grossesse, les parents essayent rapidement d’établir une communication avec leur futur bout de chou. L’une des méthodes les plus connues est l’haptonomie. Celle-ci est tout à la fois une technique de communication, une préparation à l’accouchement et un accompagnement affectif du bébé. “Le papa marque sa présence auprès du fœtus par sa voix, en s’adressant tout simplement à sa compagne ou plus directement au bébé. En fin de grossesse, Bébé sera sensible à la mélodie des paroles de ses parents. Maman comme Papa peuvent également entrer en contact avec Bébé en déposant leurs mains sur le ventre qui l’abrite de façon à exercer une très légère pression. Celle-ci va être ressentie à l’intérieur via les vibrations du liquide amniotique. La femme enceinte est capable d’inciter son bébé à réagir sans pour autant utiliser ses mains. Les pensées et souhaits de la mère à l’égard de son enfant sont susceptibles de l’amener à se déplacer grâce à des modifications plus ou moins involontaires de la tonicité des muscles de l’utérus, du diaphragme et des muscles pelviens”, explique Anne-Chantal le Polain, psychologue et consultante à l’Espace Parentalité de l’Association Dolto.

4. La sophrologie

Au contraire de la musicothérapie et de l’haptonomie, cette discipline est uniquement centrée sur le bien-être maternel. "La sophrologie permet de découvrir les techniques de respiration et de relaxation adaptées à la grossesse, de mieux vivre et d'accepter les modifications corporelles, d'augmenter son seuil de tolérance à la douleur, d'apprivoiser ses peurs liées à la grossesse et de visualiser positivement les étapes clés de la grossesse et de la naissance", explique Virginie Lorand, sophrologue et massothérapeute. Par exemple, une femme craint l’accouchement. Le sophrologue va l’aider à visualiser de façon sereine cet instant tant redouté. Tout d’abord, la patiente doit s’imaginer dans un lieu agréable, où elle se sent apaisée. Ensuite, elle apprend à gérer la douleur, en déplaçant son attention sur une partie plus détendue du corps. Le jour J, pour minimiser l'impact de la douleur, elle se projettera à nouveau dans cet endroit de détente et concentrera son attention sur sa main ou son pied.

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