Le trublion avait frappé des policiers en septembre dernier

PARIS Pour une fois, Michaël Youn n’a pas cherché à épater la galerie. Il a même fait plutôt profil bas, hier, devant le tribunal correctionnel de Paris, où s’est ouvert son procès. En cause, une altercation, le 6 septembre 2010, entre les forces de l’ordre et l’humoriste, alors que celui-ci faisait un demi-tour en scooter, en bas de son domicile.

Au départ, cela aurait pu rester un simple incident mineur. Mais Michaël Youn ne l’entendait visiblement pas de cette oreille et le ton était monté. Le comédien s’était mis à insulter les deux policiers. Ceux-ci avaient alors décidé de l’interpeller, mais il s’est rebellé et a frappé les agents. Notre trublion avait terminé au poste de police.

À l’époque, il n’avait pas hésité à dénoncer les conditions de son arrestation. “J’ai été confronté à un flic qui, à mon avis, était plus proche d’un milicien que d’un policier. Je me suis retrouvé la face contre la grille de l’immeuble, des menottes dans le dos, avant qu’on me cogne la tête contre le capot de la voiture en me faisant rentrer dedans .”

Hier, face au tribunal, Michaël Youn était visiblement nettement moins véhément. Et même s’il a dénoncé l’attitude des policiers à son égard estimant avoir été étranglé par l’un d’eux, il a souhaité présenter ses excuses ! “La décence aurait voulu que je reste calme, mais je me suis énervé et je le regrette. Non seulement je reconnais les faits, mais je m’excuse vis-à-vis des fonctionnaires de police qui se sont sentis agressés par moi.”

Un mea culpa qui n’a pas empêché le ministère public de réclamer six mois de prison avec sursis et 2.000 € d’amende. Verdict le 21 mars.



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