Harry poursuivait Associated Newspapers, groupe qui édite le Mail On Sunday et son site le MailOnline pour diffamation en raison de deux articles "presque identiques" publiés en octobre, qui affirmaient qu'il "n'avait pas été en contact" avec ces forces armées depuis le mois de mars.

La Haute Cour à Londres a validé lundi un accord soldant ces poursuites, selon lequel le groupe de presse reconnaît que ces allégations étaient fausses et verse des dommages et intérêts au prince. Ces fonds seront versés à la Fondation Invictus Games qu'il a créée pour aider les soldats blessés, a indiqué son avocate Jenny Afia.

Les deux articles, publiés le 25 octobre, affirmaient que "des hauts gradés exaspérés" envisageaient de remplacer Harry en tant que capitaine général des Royal Marines parce qu'il n'avait "pas été en contact par téléphone, lettre ou e-mail depuis sa dernière apparition en tant que Marine honoraire".

Ces articles affirmaient également que le duc de Sussex n'avait pas répondu à une lettre qui lui avait été adressée personnellement par un ancien chef de l'armée britannique, et citaient un officier supérieur à la retraite qui appelait Harry à "prendre le travail au sérieux".

Le 27 décembre, le Mail On Sunday a publié des excuses, reconnaissant que le duc avait été en contact avec les Royal Marines.

"Toutes ces allégations sont fausses, comme le Mail on Sunday et le MailOnline l'ont maintenant admis, même si des dégâts considérables ont déjà été causés" a déclaré lors de l'audience Mme Afia.

Après son retrait de la famille royale, Harry vit désormais en Californie avec son épouse et son fils Archie, né en mai 2019. Le prince de 36 ans, qui a servi en Afghanistan, a dû renoncer à des fonctions militaires auxquelles il se disait très attaché.