L’interprète – oublié – du célèbre Emmène-moi est prêt à tout pour un peu de spotlights

PARIS C’est vrai, déjà à l’époque (en 1998), les paroles de son tube Emmène-moi ne volaient pas très haut, malgré les doléances d’Allan Théo pour quitter ces lieux : “Un autre jour, another day Une autre histoire, another way”, soit un mix de français et d’anglais, chantait-il.

Le beau gosse qui réunissait alors en un seul corps, athlétique, tous les avantages physiques des membres d’un boys band – de même que leurs qualités artistiques – a connu la gloire. Fulgurante. Et donc de courte durée. Cela fait donc, à peu près, 13 ans qu’on n’a plus vraiment entendu parler de lui (mis à part sa présence à table dans Un dîner presque parfait , l’année dernière). Allan a dû se résoudre à l’évidence : si cela a marché pour lui, c’est surtout grâce à son physique d’Apollon. Une chance pour lui : si sa pop ringarde des années 90 ne trouve plus écho aujourd’hui dans les stations de radio, sa musculature et sa gueule d’ange (quoique, pour la récente coupe de cheveux piquée à Jean-Luc Lahaye, on retombe dans le ringard) ont su vaincre les affres du temps.

Et c’est dans des Salons de l’érotisme que tout le talent charnel d’Allan Théo s’exprime désormais. Ainsi, le chanteur (car il joint la musique aux déhanchés) explique : “Mon côté sensuel était caché derrière un personnage un peu violent” (pour ceux – et surtout celles – qui n’auraient pas tout suivi de la carrière d’Allan, il a publié une chanson et un clip érotique et violent en 2011 Je dérive ). Aujourd’hui entouré de jumelles, Allan Théo se déshabille, complètement, sur une musique “plus sensuelle”, nous garantit-il. Mais “pas pour faire le buzz”. Non, c’est pour se sentir “plus libre” . Libre il le sera rapidement si son épouse (non, pas une des jumelles) n’accepte pas cette nouvelle vocation artistique.



© La Dernière Heure 2013