Nous vous le disions ce matin, Nicolas Bedos en a marre du coronavirus et des restrictions qui en découlent. Ainsi, sur Instagram il a encouragé ses abonnés à laisser tomber les règles sanitaires telles que le confinement ou le port du masque pour vivre pleinement. "Tombez malades, allez aux restaurants, engueulez les flicaillons, contredisez vos patrons et les lâches directives gouvernementales. Nous devons désormais vivre quitte à mourir", a-t-il notamment écrit.


 
Des propos qui ont suscité de vives réactions dont celles de Olivier Véran, le ministre français de la Santé, qui a annoncé hier soir toute une série de nouvelles mesures pour endiguer la progression du virus en France où les chiffres repartent à la hausse.

"Je pense que dans la période, on doit être extrêmement attentif, surtout quand on a beaucoup d’écoute autour de soi, à notre façon de nous exprimer et au message que nous véhiculons" , a-t-il affirmé devant la commission d’enquête du Sénat. Le ministre a été encore plus loin en démontant les propos de l'acteur. "Vivre quitte à en mourir, c’est une phrase à l’emporte-pièce qu’on peut lancer sur un blog, sur un compte Instagram (...) On ne peut pas imposer aux gens de prendre soin d’eux malgré eux, mais on peut imposer aux gens de prendre soin des autres malgré eux (...) Une société qui déciderait de faire l’impasse sur ses vieux, une société qui déciderait de faire l’impasse sur ses fragiles, sur ses précaires et sur des morts évitables, ce n’est pas une société dans laquelle j’ai été élevé et dans laquelle j’ai envie d’éduquer mes enfants", poursuit-il.

Pour conclure, Olivier Véran a souhaité faire appel à une métaphore. "La ceinture de sécurité, dans une voiture, n’a pas que pour but de protéger le conducteur, elle a pour but aussi de protéger les autres."