Arthur: "Sur scène, je me sens vivant"

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Propos recueillis par Frédéric Seront

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Arthur: "Sur scène, je me sens vivant"
© TF1

Arthur revient avec un nouveau spectacle et c'est chez nous qu'il est en train de le tester avant de partir en tournée

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BRUXELLES Il y a trois ans, Arthur décidait d'ajouter une corde à son arc en montant sur scène avec son premier one-man-show, Arthur en vrai . Et, pour un coup d'essai, c'était un coup de maître : plus de 100.000 spectateurs et des critiques positives. Il a donc décidé de remettre le couvert avec un deuxième spectacle, iShow , où il s'amuse cette fois de l'importance des nouvelles technologies (Internet, GSM...). Un show qu'il a décidé de tester en Belgique, puisqu'il se produit depuis plusieurs jours à la Comédie centrale, à Charleroi, une petite salle de seulement 160 places. Avant d'entamer une tournée d'un an.

Pourquoi avez-vous décidé de peaufiner votre spectacle chez nous, dans un petit café-théâtre ?

"En fait, je teste les sketches pour voir ce qui marche ou pas. Au lieu d'être seul dans une salle en train de répéter mon one-man-show, je suis en face de gens, à qui je demande d'ailleurs à la fin ce qu'ils ont aimé ou pas. Il n'y a que 160 personnes. Les gens boivent et mangent en regardant le spectacle, un peu comme dans les bars à New York où les comiques font leur stand up. Et si j'ai choisi la Belgique, outre le fait que j'adore votre pays, c'est parce que j'ai besoin d'un endroit tranquille. Je joue le soir et la journée j'écris, je peaufine. Si je suis à Paris, je vais être tenté d'aller au bureau, de voir les copains. Je ne pourrais pas me concentrer sur mon spectacle."

Vous ne restez quand même pas enfermé toute la journée ?

"Non, bien sûr. J'ai d'ailleurs mes habitudes à Bruxelles. J'y passe un mois et demi par an. Je vais acheter mes bouquins chez Filigranes, il y a des restos que j'adore comme Piccolo Mondo. Il y a aussi des galeries d'art."

Après le succès du premier spectacle, vous sentez que vous êtes attendu au tournant ?

"Je ne peux pas être plus attendu au tournant que pour le premier show. De toute façon, quoi que j'aie fait dans ma vie, j'ai toujours été attendu au tournant. Que ce soit pour ma première émission radio, ma première télé, mon premier spectacle... Ma vie est un énorme virage et pourtant, quand je regarde mon parcours, je me dis que je n'ai pas tourné en rond."

Votre image a changé en 3 ans ?

"Oui. Je crois qu'on me considère désormais comme un artiste à part entière. On ne se dit plus que je suis un animateur télé qui se paye un caprice. J'ai joué 150 fois mon spectacle, j'ai donné ensuite 220 représentations du Dîner de cons avec Dany Boon. Je ne fais aujourd'hui plus que 8 émissions télé par an pour 150 soirs où je suis sur scène ! Ma vie, aujourd'hui, est au théâtre..."

Votre terrain de jeu, désormais, c'est la scène, plus que la télé ?

"Oui, sans conteste. Je fais encore Les enfants de la télé et c'est tout. Sur scène, il y a une vérité extraordinaire. Certains se disent sans doute que je suis fou de jouer tous les soirs dans un cabaret devant 160 personnes alors que je peux avoir des millions de télé-spectateurs à la télé. Je compte continuer une longue carrière sur le petit écran, mais pour l'instant, je me fais rare pour me consacrer au spectacle. C'est un plaisir unique. Je me sens vraiment vivant sur scène."

Pourquoi le thème des nouvelles technologies pour ce spectacle ?

"Je fais partie d'une génération bancale. À 42 ans, on n'est pas aussi pointu que ses enfants sur Internet, mais on est des génies par rapport à nos parents. J'évoque ce fossé des générations. Imaginez qu'un enfant aujourd'hui n'a jamais connu la télé sans télécommande. Quand j'étais gosse, c'était moi la télécommande de mon père : il me demandait de changer de chaîne. Mon humour, c'est de faire en sorte que les gens dans la salle se reconnaissent. Ce que je raconte est universel. En fait, le thème principal du spectacle reste l'observation du quotidien. C'est ma spécialité et c'est ce qui, je l'espère, me différencie des autres comiques."



© La Dernière Heure 2008

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