Auréolé de son César de la meilleure affiche en 1987, de huit autres nominations lors de cette même cérémonie et de sa sélection pour les Oscars, les Bafta et les Golden Globes dans la catégorie de meilleur film étranger ou en langue étrangère, 37°2 le matin fête ses 25 ans cette année. Le film de Jean-Jacques Beneix est sorti le 9 avril 1986 sur les écrans en France. Avec quelques semaines d’avance, il est diffusé ce lundi soir sur France 5, à 20 h50.

À l’occasion de cet anniversaire, Le Parisien a reçu les confidences de Béatrice Dalle qui incarnait Betty, jolie jeune femme impulsive, qui vit une histoire d’amour aussi sensuelle que passionnée avec Zorg interprété par Jean-Luc Anglade. Elle a révélé qu’elle a été son cachet pour ce film devenu culte qui l’a rendue célèbre.

"Pour moi, c'était énorme"

Repérée par Dominique Besnehard en Une d’un magazine photo pour lequel elle avait posé par curiosité, elle confie avoir touché 80 .000 francs, soit un peu plus de 21 .000 euros actuellement précise le quotidien qui a fait le calcul. “J’étais la moins payée de l’équipe, mais pour moi, c’était énorme”, dit-elle rappelant qu’à l’époque, elle était une inconnue. “J‘ai acheté un appartement, explique celle qui vivait alors dans un squat. La banque m’a fait crédit : plus t’en as, plus on te donne. Et puis, j’ai reçu plein de propositions. Je venais d’une famille sans argent : le cinéma marchait pour moi, alors j’ai continué.”

Mais tout ça, c’était avant car depuis le vent a tourné pour l’actrice. L’an dernier, elle soutenait le mouvement des gilets jaunes affirmant être en négatif à la banque, ne plus avoir ni appartement ni voiture et vivre chez un pote. Sur France 2, elle disait assumer ses choix de vie : “Je ne fais que des films indépendants. Je ne fais que du théâtre subventionné. Je n’ai jamais une thune, mais je ne me plains pas par rapport aux gens en galère. Je vis sans fric mais je vis d’un métier qui me passionne”.