La marque de lingerie pour femmes "Victoria’s Secret" est au cœur d’une polémique depuis ce week-end suite à une enquête du New York Times.

Au cœur de ce scandale : Ed Razek, l'ancien directeur marketing de l’entreprise, qui n’aurait pas hésité à harceler les célèbres mannequins (Les Anges comme elles sont surnommées) de la marque, dont Bella Hadid. Épinglé pour ses propos transphobes, Ed Razek a quitté la maison quelques jours après l’arrivée du mannequin transsexuel Valentina Sampaio, au mois d’août dernier. Le quotidien américain révèle qu’il se serait comporté de manière déplacée en public, avant son départ.

Publié samedi dernier, l'article du New York Times révèle en effet la culture sexiste et misogyne qui aurait régné de nombreuses années dans l’entreprise. Parmi ses victimes figurerait la célèbre mannequin Bella Hadid.

L'Américaine  aurait en effet subi le comportement pour le moins déplacé du septuagénaire mis en cause. Le quotidien américain révèle ainsi qu’en 2018, lors d’un essayage en vue du défilé annuel de l’enseigne, ce dernier aurait réclamé que Bella Hadid "oublie sa culotte". Trois employés, présents à ce moment, confirment les faits. Ed Razek se serait alors seulement inquiété de savoir si Bella Hadid serait autorisée par la chaîne de télévision à “fouler les marches du podium avec ses parfaits nichons”. Le responsable marketing de l'enseigne aurait, qui plus est, posé ses mains sur l’entrejambe d’une autre des “Anges” en sous-vêtements.

Ed Razek dément toutes les accusations. Celles-ci sont, selon lui, "catégoriquement fausses, mal interprétées ou sorties de leur contexte", a-t-il assuré. "J’ai eu la chance de travailler avec d’innombrables mannequins de premier rang et des professionnelles talentueuses. Je suis fier du respect que nous avons les uns pour les autres.”

Ce ne sont pas les seuls faits graves que connaît la marque "Victoria's Secret". Une liste d’une dizaine d’allégations, faisant état de commentaires dégradants ou d’attouchements, avait été transmise au service des ressources humaines l’été dernier.