Début avril, Bernard Tapie et son épouse, Dominique, ont subi un cambriolage des plus violents. Quatre hommes s'étaient introduits dans leur résidence secondaire de Seine-et-Marne et les avaient frappés, ligotés et cambriolés. Bernard Tapie avait même reçu un coup de matraque sur la tête. Deux semaines plus tard, l'ancien propriétaire de l'Olympique Marseille (entre 1986 et 1995) est une nouvelle fois revenu sur cette agression violente pour le magazine Le Point.

"Je n’en ressens physiquement que très peu de choses. Et moralement encore moins, déclare-t-il dans un long entretien où il évoque de nombreux autres sujets comme le foot ou encore la justice. "Au contraire de ma femme. Elle a été traînée par les cheveux de pièce en pièce, car les cambrioleurs voulaient qu’elle leur dise où étaient le coffre et l'argent liquide, mais il n’y en avait pas. Ils l’ont rouée de coups pendant près d’une demi-heure." Conséquence de cette nuit atroce, Dominique Tapie a perdu le sommeil. "Elle va être obligée d’avoir recours à des traitements psychologiques. Et ça, je le vis très mal", souligne Bernard Tapie.

De son côté, l'homme d'affaires, qui poursuit son combat contre un double cancer, voit le côté positif de cet événement. "Mon fils Laurent, sa femme et leurs deux enfants devaient venir dormir chez nous cette nuit-là. Le programme a changé, explique-t-il, conscient que le destin a bien fait les choses. Mais surtout, fidèle croyant catholique, il croit en une intervention divine. Il a d'ailleurs décidé de réunir sa famille le lundi de Pâques, juste après les faits. "Je leur ai dit : "Tout cela est arrivé un week-end pascal. C’est un signe. Ce sont les clous de ma croix. Et je veux croire que, le 10 mai (date de son procès, NDLR), ce sera ma résurrection !'", ajoute-t-il à l'aube de la reprise de son procès pour escroquerie et détournement de fonds publics dans le cadre de l'affaire de l'arbitrage controversé de 2008.