Dans son portrait, la journaliste Audrey Crespo-Mara est d'abord revenue sur les derniers instants du Taulier. Eddy Mitchell confiant avoir passé ses derniers moments avec son ami, "deux ou trois jours" avant sa mort. Une rencontre qui n'a aucunement été perturbée par les proches de Johnny, Laeticia en tête. "Moi, je n’ai jamais eu de contraintes, au niveau de la famille", assure Eddy Mitchell dans Sept à Huit sur TF1 avant de raconter ce moment unique. "Il regardait un film et… On ne parlait de rien du tout. On ne parlait pas. Il avait envie de regarder un film et en même temps de se coucher, de dormir, de se reposer. Il n’avait pas la force, et moi, je n’avais pas envie de l’emmerder. Donc j’avais envie de lui foutre la paix, de le laisser tranquille."

"Je trouve ça même assez morbide"

"Qu’est-ce qu’on dit à son ami, à son frère donc, quand on sait que le temps est compté ? Est-ce qu’on lui dit plus qu’on l’aime, par exemple ?", lui demande alors la journaliste de TF1. "Mais ça, il le sait ! , répond le rockeur. Si on est là, c’est qu’on l’aime. Il n’y a pas besoin de le dire, parce ce que ça, c’est du trop. Ça, c’est du roman de gare…" Ils ont ensuite abordé les problèmes de succession de l'idole des jeunes. "Je crois qu’il s’en foutait cordialement. Parce qu’il avait un autre problème, c’était sa survie. Alors, derrière lui, au revoir !", précise le chanteur. "Et sa mémoire aujourd’hui, mise en scène par Laeticia ?" balance alors Audrey Crespo-Mara en citant les albums posthumes, le concert hommage, ou encore la statue. "Rien à foutre ! Ça ne m’intéresse absolument pas !" affirme l’interprète de Sur la route de Memphis, même sil s'avère un peu énervé par la situation quand même. "Bientôt, ils le mettront, je ne sais pas… avec une plume dans le cul, accroché n’importe où… Je m’en fous. Je trouve ça même assez morbide."