Tous les jours sont consacrés aux animaux. BB en toute confidence. Exclusif

SAINT-TROPEZ Brigitte Bardot. Une star. Un mythe. Une légende. Le sex symbole des années 60 a tourné ses dernières scènes en 1973, avant de se lancer corps et âme dans la création de la Fondation qui porte son nom. "C'est clair : du jour au lendemain, j'ai changé radicalement de vie, souligne-t-elle. Ça n'a pas été facile, surtout qu'au début, j'ai été ridiculisée par la presse qui disait que je faisais ça pour ma publicité. J'ai beaucoup pleuré, douté, mais j'ai continué."

Aujourd'hui, ce n'est pas une surprise, chez elle, à Saint-Tropez, elle est entourée d'animaux. Une cinquantaine au total. C'est sa vie, son univers. Et elle s'en occupe, tous les jours de la semaine, samedi et dimanche compris.

"Ils sont tous sauvés des refuges, des abattoirs, continue-t-elle. Ils ont été abandonnés ou trouvés errants. Certains ont un œil en moins, une patte abîmée, d'autres sont vieux. Je les ai récupérés parce que personne n'en voulait. Je leur offre une fin de vie heureuse."

Avec une armée pareille, l'agenda du dimanche est vite bouclé. "C'est un jour mort. Tout est fermé. J'en profite pour travailler."

Au programme, notamment, les réponses au courrier, régulièrement interrompues. "Ma jument et ma poneytte réclament des sucreries et des câlins devant la porte de ma cuisine, sourit-elle. Les chats viennent ronronner devant leurs gamelles, aussi avides de caresses que de nourriture."

Les chiennes et les chiens sont là aussi, impatients de partir sur la plage, quel que soit le temps. "Comme je suis coincée par ma double arth rose des hanches, c'est Bernard, mon mari, qui assure la promenade..."

En réalité, Brigitte Bardot se retrouve un peu dans chaque animal. Sa définition d'elle-même est à la hauteur de ses plus beaux clichés : "J'ai la fidélité du chien, l'indépendance du chat, la fougue du cheval, la méfiance du renard, la générosité de la vache, la solitude du sanglier, l'intelligence du rat, et l'insolence de la pie !" Imparable.

Pour elle, le dimanche n'est pas un moment privilégié pour recevoir des amis. "Je n'ai pas de jour particulier pour les voir, avoue-t-elle. Du reste, j'en ai très peu."

Et les fourneaux ? "Je ne cuisine pas. Je ne cuisine plus..."

Aujourd'hui, celle qui a fait rêver des générations entières porte un regard simple, lucide sur son immense carrière : "A 74 ans, je suis très fière de ma vie. Je pourrai mourir heureuse de l'avoir vécue..."



© La Dernière Heure 2009