La grande actrice et le chanteur avaient commencé leur carrière ensemble et ne se sont jamais perdus de vue, bien que discrets sur leur amitié.


A Paris, le 9 décembre, une foule d'anonymes était au dernier rendez-vous de Johnny mais également un grand nombre de ses amis du show-biz. Parmi eux, de grands absents comme Jacques Dutronc. Ou encore Catherine Deneuve qui avait préféré pleurer cet ami proche dans son intimité.

Ces deux-là se connaissaient depuis longtemps, même si leur relation était discrète : "Nous avions débuté en même temps, joué dans un film au tout début de notre carrière, nous avions le même âge", s’est remé­mo­rée l’ac­trice pour les Inrocks dans un article où elle passe en revue l'année 2017 telle qu'elle l'a vécue et ressentie.

"Un vrai attachement"

Johnny et la Belle de jour n'ont jamais eu d'histoire sentimentale connue. Et pourtant ils ne se sont jamais perdus de vue. Se pourrait-il que Catherine Deneuve soit le mystère de Johnny, sa "Lady Lucille" qui l'a accompagné pendant toute sa carrière, confidente attentive à ses souffrances, ses ruptures, ses questionnements, ses bonheurs aussi ? Lady Lucille a en effet été mention­née dans les biogra­phies du chanteur, même si son existence a longtemps été ignorée du grand public.

Lady Lucille, c'est aussi une chanson remarquée sur l'album Lorada sorti en 1995. Peu de temps après sa rencontre avec Laeticia. "Si trop souvent je t’ap­pelle / Si tu te lasses de moi / Si parfois je suis infi­dèle / Je n’ai jamais aimé que toi / Est-ce que c’est trop / Est-ce que tu me fuis / Est-ce que tu ne sais / Tous les jours que je t’ai donné / Entre la peur et la scène / C’est le moment pour que tu viennes (…)", chantait ainsi Johnny

Catherine Deneuve l'avoue bien volontiers durant cette interview : Johnny et elle se voyaient, sans jamais faire parler d'eux. « Je l’ai revu souvent depuis. J’avais beau­coup d’af­fec­tion pour lui. Un peu plus que de l’af­fec­tion d’ailleurs. Un vrai atta­che­ment ».

Ils ont tourné ensemble dans le film "Les Parisiennes" de Marc Allégret en 1961.

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