People Le cœur de la polémique s'appelle "le manifeste des 343 salauds". Comprenez: une pétition française contre la pénalisation des clients de prostituées. Le texte devrait être publié la semaine prochaine dans le magazine "Causeur". Parmi les signataires: l'écrivain Frédéric Beigbeder, Basile de Koch (mari de Frigide Barjot), Eric Zemmour et... Nicolas Bedos.

Alors que la tempête médiatique se levait face à cette pétition qui pastichait le titre d'un autre (à savoir le "manifeste des 343 salopes" qui réclamait le droit à l'avortement en 1971), Nicolas Bedos a tenté dans un premier temps de calmer le jeu. Jeudi matin, il déclarait sur Europe 1: "Quand on lit le texte attentivement, je ne vois pas ce qui me ferait rougir de le signer." Bedos n'entendait donc pas s'offusquer, notamment, de cette phrase du manifeste: "Nous considérons que chacun a le droit de vendre librement ses charmes –et même d’aimer ça. Et nous refusons que des députés édictent des normes sur nos désirs et nos plaisirs."

Sentant le vent tourner, Bedos a ensuite tout fait pour retirer ses billes.
Le chroniqueur signalait avec humour, dans un autre tweet: "J'ajoute que j'ai signé cette étrange pétition il y a quelques semaines, en cellule de dégrisement" (LaLibre.be n'est pas parvenue à remettre la main sur la source originale de ce message cité par différents médias). Une allusion à son passage en garde à vue pour avoir insulté des policiers alors qu'il était sous l'emprise de l'alcool fin septembre dernier.

Mais tout ça ne semblait pas suffisant. Bedos s'est donc fendu d'une longue tribune publiée ce jeudi soir sur le site du magazine " Elle", précisant sur Twitter: "Cette fois-ci, le texte est de moi. Et je l'ai lu." Morceaux choisis .

"Petite bite"

"Quitte à passer pour un gros dégonflé – ou pour «une petite bite» (comme diraient mes nouveaux copains de régiment néo-beaufs) – je regrette d’avoir laissé mon patronyme se faire coller au bas de cette étrange pétition et accoler à ceux d’Eric Zemmour, Ivan Rioufol [éditorialiste au "Figaro", NDLR] et autres Basile de Koch, qui ne sont pas précisément mes habituels maîtres à penser."

L'humoriste explique qu'il a été trompé par Elisabeth Lévy, rédactrice en chef de "Causeur" qui aurait fait passer ce manifeste, né de l'imagination de Beigbeder, pour "une blague, [...], une simple provoc libertaire!"

Et de conclure: "Si c’est trop tard, tant pis pour moi, ça m’apprendra à signer par dessus la jambe des textes dont je ne suis pas l’auteur. Car, lorsque je prends moi-même la plume, je crée parfois la polémique, mais celle-ci personne ne m’oblige à la partager avec Eric Zemmour et Basile de Koch !
Courage: je fuis!"

Dont acte.