Aldo Giampaolo, son manager depuis plusieurs mois, désigné par René, a démissionné. En voici les raisons…

Il n’avait pas été choisi au hasard. Il connaissait sur le bout des doigts l’énorme machine mise en place autour de Céline Dion. Il y a 2 ans et demi, Aldo Giampaolo prenait la succession de René Angélil. Désigné par ce dernier - qui allait tenter en vain de combattre son cancer - comme manager de la star, il n’aura finalement exercé qu’un court mandat auprès de Céline. Il y a quelques jours, Aldo a en effet informé la chanteuse qu’il souhaitait se consacrer davantage à sa famille et moins à son métier, très prenant.

Une prise en main, pourtant mûrement réfléchie, de la carrière de la superstar qui aurait dû s’échelonner sur de longues années. Mais n’est pas René qui veut, semble-t-il. Interrogé par le quotidien québécois La presse, Aldo Giampaolo a cependant tenu à balayer d’un revers de la main toute mésentente avec Céline Dion. "Elle m’a fait confiance. On a accompli beaucoup de choses. J’avais un mandat et je suis allé au bout de ce mandat. Je n’aurais pas pu remettre ma démission avant ces deux ans et demi. La première année, Céline a arrêté de chanter donc ça fait juste un an et demi qu’elle a recommencé à travailler."

Famille avant tout

À un rythme effréné d’ailleurs, quelques mois après le décès de son mari. Une carrière de plus de 35 ans pour la chanteuse qui vient de fêter son 49e anniversaire et qui repartira sur les routes européennes cet été, le temps d’une longue pause dans sa résidence au Colosseum de Las Vegas. Mais pour Aldo, c’est trop intense, a-t-il expliqué. Et trop compliqué à gérer en parallèle avec une vie de famille épanouie. Une raison que Céline a tout naturellement comprise. "C’est facile avec Céline, elle trouve ça normal quand tu lui parles de la famille et des enfants. J’ai de jeunes enfants - une fille de 7 ans et un garçon de 3 ans - et je n’ai plus 28 ans, j’en ai 67. C’est un travail accaparant et je n’ai pas fait des enfants pour les faire élever par d’autres. C’est une machine, Céline, c’est la plus grande artiste mondiale, et tu ne peux pas arrêter cette machine-là. Tu ne peux pas faire ça au pif, fallait qu’il y ait une certaine organisation avant que je m’en aille."

Tout change

Aldo ne laisse donc pas Céline Dion seule face à son destin. Car la patronne au cœur de cette gigantesque industrie, c’est bien elle. "Elle sait où elle s’en va et elle prend des décisions. Elle a commencé à travailler à 12 ans, elle a le sens du business artistique. Je ne suis pas inquiet pour elle, elle est forte." Combative et solide, c’est sous ce jour-là que Céline Dion brille désormais. Elle s’affirme davantage. Autour d’elle, outre Aldo Giampaolo, c’est une nouvelle équipe de pros qui s’est constituée. Changement le plus marquant : après la séparation d’avec son chef d’orchestre de toujours (Mégo), le choix d’un styliste plutôt excentrique à ses côtés, Law Roach, en remplacement de la fidèle Annie Horth.

Le divorce d’avec son manager engendrera-t-il d’autres bouleversements ? Dans les mois à venir, Céline devra décider de renouveler ou non son contrat de longue date avec Las Vegas, qui prendra fin en 2019. Mais quoi qu’il en soit, rien n’empêchera la star de créer une nouvelle fois l’évènement, cet été, lors de sa tournée en France et dans quelques pays d’Europe.