Condamné en avril dernier à trois années de prison et cinq ans de suivi psychologique pour corruption de mineurs et détention d’images à caractère pédopornographiques, Christian Quesada est sorti du silence qu’imposait jusqu’ici son incarcération. Dans un courrier adressé à la production de Touche pas à mon poste, il dénonce le lynchage médiatique dont il a fait l’objet sur C8, en particulier sur le plateau de Cyril Hanouna.

Ce courrier, le champion déchu des 12 coups de minuit l’a fait parvenir à Guillaume Genton qui l’avait sollicité pour les deux documentaires qu’il a consacrés à l’affaire. Jusqu’ici, Christian Quesada n’avait jamais donné suite. Désormais, on sait pourquoi. Et il ne mâche pas ses mots pour le dire.

Dans sa lettre, il dénonce les insultes, la diffamation, la calomnie dont il a fait l’objet. Ou encore le mépris le plus élémentaire à l’égard de la présomption d’innocence. “Comment peut-on tolérer que sur votre plateau, certains de vos collègues, demandent la peine de mort, ou, 20 ans de réclusion criminelle, sans qu’à aucun moment quelqu’un n’intervienne pour ramener à la raison ces invraisemblables divagations”, écrit-il dénonçant par là une intervention de Benjamin Castaldi. Il évoque un “acharnement haineux” pour des faits “certes graves [et] condamnables” mais passibles de la correctionnelle et non des assises. Il dénonce enfin un “procès cathodique plus virulent que pour Fourniret, Lelandais ou Abdeslam”, ce dernier étant le seul survivant des attentats de Paris contre le Bataclan, les terrasses et le Stade de France.