Après son appel à "tout arrêter: le masque, les confinements" et à "vivre quitte à mourir", Nicolas Bedos s'est attiré les foudres du ministre français de la Santé. Mais pas seulement. L'animateur Christophe Dechavanne a lui aussi rejoint le débat.

"Je te dis avec respect et amitié qu'appeler à ne pas s'astreindre à (...) un devoir civique n'est pas possible et ne souffre d'aucune discussion", a-t-il écrit dans un long message posté sur Twitter.

L'animateur, qui concluait systématiquement ses émissions avec son célèbre "sortez couvert", a comparé le masque aux préservatifs ou à la ceinture de sécurité. "Un seul dérapage, quelques gouttes suffisent pour que la vie des uns et des unes bascule dans une tristesse infinie".

"Baisez sans précaution, foncez sans ceinture, postillonnez sans masque ! Et pourquoi pas dans la même journée? (...) Sans déconner, on peut jouer avec de nombreux feux, Nicolas, mais pas ceux-là, pas ceux-là", a-t-til poursuivi. "Il y a tant de fans qui t'aiment et te suivent, tu ne peux pas leur demander cela".

 

Pour rappel, Nicolas Bedos avait partagé jeudi sur Instagram un message qui demandait aux gens de "tout arrêter". Il parlait notamment du confinement et du port du masque. Une sortie qui avait poussé Olivier Véran, le ministre français de la Santé, a réagir en rappelant que ces mesures visaient à protéger les plus vulnérables. 

Face aux critiques, le réalisateur du prochain OSS 117 a publié vendredi un nouveau message dans lequel il a tenu à rappeler qu'il n'était pas "ministre de la santé", mais seulement "auteur et pamphlétaire". Mais que cela ne l'empêchait pas d'avoir le droit de "penser différemment".