People Certaines productions hollywoodiennes font parfois perdre de vraies fortunes aux studios.

La trêve des confiseurs appartient, déjà, au passé. Fini les sucreries, voici donc le moment des bilans qui fâchent. Ce qui, en termes hollywoodiens, revient à faire le décompte des blockbusters qui, loin de remplir leur fonction lucrative, ont fait perdre des petites fortunes aux grands studios. Mais aussi des productions peu chères qui s’avèrent finalement fort coûteuses…

Robin des Bois. Le mélange d’aventures médiévales et de technologie moderne se révèle aussi désastreux financièrement que sur le plan artistique. Les 100 millions $ de budget initial n’ont même pas été compensés par le box-office mondial. Or, les 73 millions engrangés sont à diviser plus ou moins équitablement avec les salles de cinéma. En ajoutant les (gros) frais de promotion, la facture va être salée pour les producteurs, qui pourraient perdre une centaine de millions $ dans l’opération.

Mortal Engines. Ici, c’est encore pire. Même budget de 100 millions $, mais des recettes mondiales de seulement 54 millions $. Un flop monstrueux qui exclut déjà toute possibilité de suite.

Welcome to Marwen. Robert Zemeckis, un des géants d’Hollywood, a tenu à rendre hommage au photographe Mark Hogancamp qui représente des scènes de la vie quotidienne avec des mannequins à la place des êtres humains. Pour ce faire, il a reçu un chèque de 39 millions $, avec la garantie de pouvoir engager Steve Carell. Mais à ce jour, le film n’a rapporté que 2,3 millions $. Les financiers californiens prévoient donc une perte de 50 millions $ minimum lors du bilan final.

Solo : A Star Wars Story. C’est le film qu’on n’attendait pas dans ce classement-ci. 392 millions $ de recettes, c’est le pire score pour un film de la galaxie Star Wars, mais cela aurait dû normalement suffire pour faire entrer des liquidités dans le coffre-fort de Lucasfilm. Seulement voilà, avec les changements de metteurs en scène et de script, plus les énormes effets spéciaux, la note de réalisation s’est élevée à 250 millions $. Auxquels il faut ajouter les campagnes de marketing. Impossible, donc, de rentrer dans ses frais en dessous de 600 millions $ de recettes. Un gouffre que devront tenter de combler la vente des droits aux télés, les Blu-Ray et le marché du streaming.

Casse-Noisette et les quatre royaumes. Disney comptait énormément sur ce conte de fées au casting impressionnant (Mackenzie Foy, Keira Knightley, Helen Mirren, Morgan Freeman). 120 millions ont été dépensés pour le rendre magique, mais les entrées n’ont pas été à la hauteur des attentes : 165 millions $. Insuffisant. Surtout si, comme l’annonce Variety, 250 millions $ ont été dépensés rien qu’en promo…

London Fields. Amber Heard en voyante qui tente de déterminer lequel des trois hommes qui la convoite sera son meurtrier, voilà un pitch plutôt intéressant. Comme la confection de ce thriller n’a pas dépassé les 8 millions $ et que Billy Bob Thornton se retrouve aussi à l’affiche, a priori, les risques d’échouer paraissaient minimes. Manque de chance, le film n’a rapporté que 256 000 $.

The Brothers Sisters. Jacques Audiard a tenté de renouveler le western avec John C. Reilly et Joaquin Phoenix, pour la coquette somme de 38 millions $. Le pari était risqué. Il a été perdu. Au niveau mondial, malgré une grosse campagne de promotion (à ajouter aux frais, bien évidemment), il n’a pas réussi à franchir la barre des 9 millions $ de recettes. Les cow-boys laissent donc un fameux trou dans la caisse.

Gotti. John Travolta dans la peau d’un des mafieux les plus célèbres de New-York, pour un budget total de 10 millions $, cela ressemblait à une bonne affaire. Lourde erreur : aux guichets, seuls 4,3 millions ont été récoltés.

Carnage chez les Puppets. Brian Henson voulait ressusciter les Muppets de son père, avec Melissa McCarthy en tête d’affiche. Une renaissance qui a un prix : 40 millions $. Mais qui s’est transformé en enterrement de première classe, avec un box-office mondial d’à peine 27 millions $.

Au final, le carnage ne s’est donc pas limité aux Puppets en 2018.