Exclusif ! Clara Morgane nous présente son Cabaret . Et nous ouvre un peu son cœur…

Derrière ce physique de rêve - encore et toujours (son secret "manger bio et faire du sport ", faites passer le mot) - il y a bien plus qu’une tête bien remplie. Entreprenante femme d’affaires et entrepreneuse dans différents domaines artistiques, Clara Morgane vient de lancer son grand projet : son Cabaret. "J’ai l’impression que ce Cabaret est l’aboutissement de 15 ans de carrière, à faire plein de choses, chanter, à rencontrer des artistes… […] L’idée est de retrouver l’ambiance de ces troupes itinérantes qui s’adaptent à la ville et qui font tout pour offrir un spectacle grandiose", nous dit-elle la voix enjouée.

Clara Morgane, la maîtresse de cérémonie qui chante et joue, ne tarit pas d’éloges sur ses partenaires de scène : une chanteuse "fantastique" , une acrobate, pole danseuse "spectaculaire - elle fait des choses avec son corps que vous et moi ne pouvons pas imaginer !" (rire) -, une effeuilleuse burlesque "qui n’a rien à envier à la plus grande et connue Dita Von Teese ", un couple burlesque qui joue de l’accordéon et on en passe… Le tout mis en scène avec féérie et sensualité, évidemment. "L’intérêt c’est que ça colle à mon nom. Je ne vais pas faire quelque chose où tout le monde est en col roulé. Qui dit cabaret dit un peu de nudité, des plumes, de la magie… Il y a autant de sexy que d’humour !"

Vous produisez le spectacle. Vous avez votre boîte de production depuis des années… C’est important pour vous de contrôler votre image ?

"Oui, mais c’est surtout de me sentir bien. Je ne veux pas contrôler à tout prix. On est dans des métiers de passion. Si on se retrouve dans des équipes avec lesquelles on ne se sent pas bien, ce n’est plus du tout un plaisir. Et on doit prendre du plaisir pour faire plaisir !"

Vous semblez très déterminée, vous savez ce que vous voulez…

"J’ai la chance de pouvoir choisir, quand quelque chose ne me plaît pas, de le refuser. Donc forcément, je vais au bout de ce qui me plaît."

© Noel Carrier/Visual Press Agen

Vous savez dire non…

"Oui ! (rire) J’ai appris. Mais c’est normal, j’ai 36 ans maintenant ! J’ai appris que c’était essentiel de savoir dire non. Au bout d’un moment, vous n’êtes pas à l’aise dans un rôle que vous êtes censée tenir et dans lequel vous ne vous retrouvez pas. Pour moi, la vie est un terrain de jeu."

Clara Morgane c’est un nom, mais c’est aussi une marque. Vous avez développé des applications pour téléphone, chaque année, depuis 2002, vous fixez rendez-vous avec votre célèbre calendrier….

"Le calendrier, c’est vraiment le shooting que je veux garder, c’est un vrai rendez-vous artistique. Ensemble, on essaie de créer le shooting parfait. Parfois c’est plus réussi que d’autres. Mais l’idée est d’amener la photographie à son plus haut niveau."

Sur le calendrier de 2017, on retrouve des photos avec votre petite sœur…

"Je lui ai demandé en rigolant… Elle est plutôt réservée, même carrément. Ça lui a fait un genre de thérapie où elle a pu, tout à coup, se libérer un peu. Après, certains ont trouvé ça bizarre. Moi, je ne trouve pas ça bizarre à partir du moment où on ne la voit pas dans des positions incroyables ! On la voit juste en lingerie. Les mêmes gens qui crient parfois au scandale se ruent au défilé d’Etam ! Ce n’est pas moins pire. Je ne suis pas du tout gênée par rapport à ça."

Vous ne seriez pas, comme votre sœur, aussi un peu timide dans la vie ?

(sourire) "Ce qu’il y a, c’est que je mets une grande limite : il y a Clara Morgane, et la personne que je suis vraiment en famille. Et pour moi, ce sont deux choses différentes. Quand je dirige ma troupe, je suis Emmanuelle (son vrai prénom, NdlR). Mes proches m’appellent Emma. Mais quand je monte sur scène, que je vais à la télé, je suis Clara Morgane. En fait, l’artistique me mène à créer un personnage depuis des années et je ne suis pas en totale opposition avec ce personnage. C’est une partie de moi que je tais le reste du temps. Je ne veux pas que ce personnage nuise à ma vie privée : je n’ai pas envie qu’on sache où j’habite, quoi que ce soit de ma vie."



“Avec mon mari, c’est pour la vie !”

Désolé Messieurs, mais Clara Morgane, jeune maman, n’est vraiment plus un cœur à prendre…

“11 heures jusqu’à 4 heures du matin”   les jours de spectacle. Les nuits sont parfois bien courtes pour la jeune maman.
“Et puis le lendemain je vais récupérer la petite. Je la mets à part, je la protège   (elle tait d’ailleurs le prénom de sa fille),  elle ne part pas avec nous sur les tournées. C’est une personne de la famille qui s’en occupe quand on est en spectacle.” Devenue mère à la fin de l’année 2015, Clara Morgane se définit aisément comme une maman poule.   “Je ne pensais pas du tout l’être. Je me découvre avec elle !”   La belle rayonne. Tout autant quand elle évoque Jey, celui qui est devenu son époux il y a quelques années déjà, et son partenaire en affaires.   “Mon mari envisage les choses comme moi. On a la chance de s’être trouvé, de s’épauler dans nos projets. Il occupe une grande place parce que lui est tout ce que je ne suis pas : il est dans la technique, il sait un peu tout faire. Moi j’ai beaucoup d’idées, je sais manager les groupes. À nous deux, on forme, à nos yeux, une équipe parfaite, parce qu’on est complémentaires.”

Vous diriez fusionnels ?

“On est complètement fusionnel. On sait que c’est pour la vie !” (sourire)

© REPORTERS/ABACA

Vous pensiez travailler comme ça avec celui qui deviendrait votre époux, passer 24 heures sur 24 presque avec lui. ?

“À l’origine, je suis une célibataire. Une amoureuse de la liberté. Je ne pensais jamais me marier, et encore moins travailler avec l’homme que j’aime ! Il se trouve que tout à coup ça vous tombe dessus et, qui que vous soyez, quand l’alchimie est là, plus rien ne s’y refuse et tout coule de source !”

Mieux vaut être seule que mal accompagnée, sauf quand on tombe sur la perle rare en somme…

“Vraiment ! Je suis restée seule très longtemps parce que c’était ma façon de voir. Je n’avais pas envie qu’on m’interdise quoi que ce soit ou qu’on me dise quoi que ce soit. Je voulais être un électron libre. Je me rends compte qu’aujourd’hui je me sens plus libre avec lui que sans lui parce qu’il me donne la possibilité d’avancer, qu’il me donne les ailes parfois qui me manquent.”

Ch. V.