"Je vous raconte tout, écrit-elle ainsi sur Instagram depuis l'hôpital. Suite à mon second accouchement en 2014, les docteurs ont découvert une grosseur anormale dans mon bassin…L’annonce de la présence d’une 'tumeur' le lendemain de mon accouchement m’a énormément inquiétée… S’en sont suivies des semaines de doutes, en attendant le résultat de la biopsie effectuée quelques jours après l’accouchement…"
Et d'ajouter le verdict: "tumeur desmoïde hormono-dépendante…Nous avons évité le pire car c’est une tumeur bénigne, mais vu la localisation, il est impossible de l’enlever sans faire de dégâts autour…"

Elle vit avec cette "balle de ping-pong" depuis 8 ans

"Alors depuis, je vis avec, j’ai la chance de ne ressentir aucune douleur, de ne pas avoir de traitement", confie Clémence Castel, récemment séparée de Mathieu Johann (père de ses enfants) pour vivre avec une femme. "Un suivi annuel est tout de même nécessaire pour s’assurer qu’elle ne se développe pas. L’évolution de cette grosseur dépend des hormones ce qui exclut toute prise de contraception hormonale. Sur ce point, au regard de ma vie de couple cela ne me dérange pas plus que ça ! Autre conséquence, il m’est vraiment déconseillé de porter un autre enfant car une nouvelle grossesse pourrait faire flamber la taille de cette grosseur (qui se rapproche aujourd’hui de la taille d’une balle de ping-pong)… J’ai aujourd’hui un regard apaisé par rapport à tout cela. J’ai conscience de la chance que j’ai de ne pas être malade, de ne pas avoir de traitement lourd et fatiguant. J’y pense souvent et envoie tout mon courage aux personnes qui n’ont pas cette chance."

La "chance d'avoir pu avoir deux enfants"

"J’ai aussi conscience de la chance que j’ai d’avoir eu deux enfants avant que cette tumeur ne survienne", conclut l'aventurière qui se confie de plus en plus sur sa vie privée. "Ils sont en pleine forme et croquent la vie à pleine dent ! Et globalement, ayant plutôt tendance à voir le verre plutôt à moitié plein qu’à moitié vide, je dis merci à la vie de m’avoir préservée du pire… J’ai cependant cette épée de Damoclès au dessus de la tête comme une piqure de rappel qui me permet de me souvenir de profiter de chaque instant passé auprès de ceux que j’aime !"