L’annonce avait été faite en 2017. La comtesse Alexandra de Frederiksborg, ex-épouse du prince Joachim de Danemark, fils cadet de la reine Margrethe, indiquait qu’au 18e anniversaire de son fils le prince Felix, elle renoncerait d’initiative à la rente à vie qui lui avait été octroyée suite à un vote au parlement après son divorce en 2005.

En 1995, le prince Joachim de Danemark présente à la surprise générale sa fiancée à la presse. Alexandra Manley (aujourd’hui 56 ans) travaille dans le monde des affaires à Hong Kong. Son père d’origine chinoise est citoyen britannique et sa mère est autrichienne. La jeune femme parle l’anglais, le mandarin, l’allemand et a de bonnes notions de français.

Elle séduit immédiatement les Danois avec son look très élégant et sa rapide maîtrise de la langue. On la surnomme alors la Diana du Nord. Le couple a deux fils : Nikolaï (1999) et Felix (2002).

Alexandra est pendant dix ans la seule princesse de la Cour. Elle est très présente et s’occupe de nombreuses associations comme la Croix-Rouge, l’Unicef,…

En mai 2004, son beau-frère le prince héritier Frederik épouse la juriste australienne Mary Donaldson. Alexandre et Joachim arrivent très souriants au mariage en la cathédrale de Copenhague. Nul ne peut alors imaginer qu’ils ont pris la décision de se séparer et que quelques jours auparavant la reine Margrethe a signé l’acte d’achat d’une villa dans la capitale, anciennement une ambassade, afin que sa belle-fille et ses petits-fils puissent s’y installer.

La séparation officielle est annoncée publiquement en septembre, le divorce prononcé en 2005.

Les conditions de séparation sont très avantageuses pour Alexandra. Elle reçoit donc une villa, garde ses bijoux dont un diadème offert à titre personnel par sa belle-mère, est titrée comtesse de Frederiksborg, ne paye pas de TVA, les frais scolaires des petits princes pris en charge par la Cour et surtout se voit percevoir à vie un apanage qui s’élève maintenant à plus de 320.000 € par an.

À cette époque, sa popularité est telle que ces conditions sont parfaitement acceptées par l’opinion publique. La princesse héritière Mary de Danemark qui fut durant quelques mois sa belle-sœur, se voit obligée d’accepter de nouvelles conditions de contrat de mariage moins généreuses afin de prémunir la Cour.

La comtesse Alexandra a toujours gardé pendant ces années une conduite très loyale à l’égard de la famille royale, étant conviée aux grands événements et fête de famille.

En 2007, elle s’est remariée avec le photographe Martin Jorgensen, divorçant 8 ans plus tard avec fracas.

Depuis quelque temps, les dents commençaient à grincer quant à sa rente à vie car Alexandra n’accomplissait plus d’activités en lien avec ses différents patronages qui ont au fil du temps été redistribués. Aussi annonça-t-elle qu’à la majorité de son fils cadet, elle y renoncerait volontairement.

Le prince Félix vient de célébrer sa majorité. La comtesse de Frederiksborg a repris le chemin du travail. Elle a enseigné à l’école de commerce de l’université de l’Indiana et écrit en 2018 un livre à grand succès Mon pays heureux qui est une vraie déclaration d’amour au Danemark et une histoire personnelle d’une citoyenne britannique, de père chinois et de mère autrichienne, qui est devenue danoise. La présentation de son ouvrage lors de conférences payantes a été un véritable succès commercial.

Elle travaille depuis peu pour la société industrielle Bang&Olufsen qui conçoit et fabrique des appareils et produits audiovisuels haut de gamme.

Elle a également vendu la villa qui lui avait été offerte au moment de sa séparation, son fils aîné ayant désormais son propre appartement.

Les 18 ans de Felix ont été célébrés en famille recomposée au château de Cayx dans le Lot, propriété privée de la souveraine danoise, en présence de ses parents le prince Joachim et la comtesse Alexandra, de sa belle-mère la princesse Marie, de son frère le prince Nikolai et de ses demi-frère et sœur le prince Henrik et la princesse Athena.

Alexandra fut réellement très populaire auprès des Danois, elle a eu l’intelligence de faire un pas de côté qui l’honore et qui est unanimement salué.