Ophélie Fontana, entre journaux télévisés et vie de famille confinée.

Elle fait partie de ces visages que les téléspectateurs confinés attendent, chaque jour, avec impatience, devant leur petit écran, pour avoir des nouvelles de la crise qui bouleverse actuellement le monde entier. Aux commandes du 13 heures de La Une, une semaine sur deux, Ophélie Fontana poursuit son métier avec passion et avec une motivation sans faille. "Depuis le confinement, la télévision est redevenue quelque chose de central dans les familles. Dans cette crise, on a également un rôle important à jouer, celui d’informer au mieux les téléspectateurs", explique la journaliste. "Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, tout le monde peut se dire journaliste. Mais, cette période le prouve : les gens se tournent plutôt vers les médias de référence, traditionnels, pour avoir une information de qualité. Cela redonne pas mal de lettres de noblesse à notre profession. La confiance est retrouvée et ça se lit aussi dans les chiffres d’audience."

Votre relation avec les téléspectateurs s’est-elle renforcée depuis le confinement ?

"Oui. Alors qu’il y a une reconnaissance, complètement légitime, de ce que fait le personnel soignant, il y en a une aussi chez nous en ce qui concerne l’information. Je n’ai jamais reçu autant de ‘ Merci pour ce que vous faites ’ de la part des téléspectateurs. On se sent utile."

Comment vivez-vous ce confinement ?

"Déstabilisant, évidemment. Je suis en manque de mes proches, de mon papa en particulier. Je ne l’ai plus vu depuis 40 jours. C’est énorme pour moi. Quand tout cela sera derrière nous, la première chose que je ferai, c’est d’aller le voir. Sinon, le confinement m’a également permis de revenir à des valeurs essentielles, moins axées conso. On profite un peu plus de sa famille et de son intérieur."

Appréhendez-vous le déconfinement ?

"Oui, j’ai un peu d’inquiétude à ce sujet. J’ai l’impression qu’on s’apprête à vivre une phase encore plus compliquée que celle du confinement. Il faudra redoubler de vigilance pour ne pas repropager l’épidémie. Est-ce que la vie recommencera comme avant après tout ça ? Je ne pense pas… Il faudra, en tout cas, tirer des leçons sur notre manière de se comporter."

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