Coup de tonnerre médiatique cette semaine en Espagne. Mercredi, jour de parution des revues de la presse de cœur, le magazine "Lecturas" mettait à sa Une Inaki Urdangarin, mari de l’infante Cristina, en compagnie d’une autre femme, main dans la main le long d’une plage.

C’est en 1997 que l’infante Cristina, seconde fille du roi Juan Carlos, a épousé à Barcelone Inaki Urdangarin, célèbre joueur de handball rencontré lors des jeux olympiques d’été d’Atlanta en 1996. Inaki dont la mère Claire Liebaert est de nationalité belge, faisait figure de gendre idéal. Retiré de la vie sportive, il devint à l’étonnement de certains, directeur d’un groupe de téléphonie espagnol à Washington où la famille s’installa jusqu’au scandale de l’affaire Noos.

Au terme d’un procès qui marqua à jamais la monarchie espagnole, Inaki fut condamné à plus de 6 ans de prison pour entre autres détournement de fonds publics. L’infante y échappa. La couple fut contraint de vendre son petit palais du quartier de Pedralbès à Barcelone, acheté et rénové à grands frais et qui fut l’une des causes de ce tourbillon à la course à l’argent.

Inaki Urdangarin bénéficie d’un régime transitoire carcéral qui lui permet d’être en liberté. Il travaille dans un cabinet d’avocats à Vitoria, ville où réside sa mère chez qui il loge.

De son côté, l’infante Cristina vit à Genève où elle travaille pour le réseau Aga Khan. Leurs enfants Juan, Pablo, Miguel et Irene sont respectivement installés à Madrid, Barcelone, Londres et Genève.

L’infante faisait des allées et venues vers l’Espagne pour voir son mari. Aux fêtes de fin d’année, tous se sont retrouvés pour des vacances en famille au ski à Baqueira Beret. Ils ont également passé quelques jours à Vitoria, l’infante et son époux étant photographiés main dans la main.

Ce mercredi, c’est avec une autre femme qui travaille dans le même cabinet d’avocats que lui à Vitoria que l’ex-duc de Palma de Majorque - titre restitué à la Couronne après sa condamnation - a été surpris. Cette publication a eu un effet de tremblement de terre en Espagne. L’ancien joueur de handball avait certes par le passé déjà donné quelques coups de canif au contrat comme l’on pourrait dire pudiquement mais l’infante avait passé l’éponge.

Les rumeurs de séparation ont été nombreuses surtout au moment de son incarcération mais l’entourage du couple avait toujours démenti. L’infante était restée très amoureuse de son époux malgré ce revers de la vie et la distance géographique. Ses proches affirment qu’elle a appris la nouvelle la veille de la publication. Même s’ils vivaient depuis quelques mois une crise, le choc aurait été très dur à encaisser pour l’infante qui est toujours recluse dans son appartement genevois.

Leur fils Pablo a très courtoisement répondu à la presse qui l’assaillait dans les rues de Barcelone, précisant : "Ce sont des choses qui arrivent mais nous nous aimerons toujours pareil".

Attendu par une meute de photographes et reporters, Inaki a fait front au lendemain de la parution des photos. Il a laconiquement déclaré : "Ce sont des choses qui arrivent. Nous les gèrerons tranquillement entre nous".

Une séparation et un divorce ensuite semblent inévitables. On s’interroge cependant sur la naïveté de l’intéressé qui se sait suivi par la presse mais aussi sur la publication de ces photos qui posent de plus en plus question.

N’aurait-on pas sciemment décidé de définitivement éliminer Inaki, certes paria depuis son procès, de la famille royale ?

Le roi Felipe a coupé les ponts avec sa sœur Cristina pour préserver l’image de la monarchie déjà plus qu’entachée avec Inaki et les affaires du roi Juan Carlos. Sa future éviction rend désormais l’horizon plus serein.

Cristina quant à elle, bénéficie à ce jour de toute la compassion populaire qui lui permettra à terme de retrouver sa place et son rang au sein de la famille royale.

Tout est bien qui finit bien, n’est-ce pas ? Sauf pour ce qui fut une vraie histoire d’amour il y a 25 ans.