L’enquête préliminaire pour viols et agressions sexuelles visant l’ex-présentateur star du JT de TF1 (qui nie toujours les faits) a été classée sans suite. Cela n’a pas empêché l’émission Sept à huit, ce dimanche sur TF1, de revenir sur l’affaire avec l’une des accusatrices de Patrick Poivre d’Arvor.

Aude Darlet, employée d’une compagnie d’assurances, l’a rencontré en 2002 lorsqu’elle sortait un livre et que le journaliste désirait l’interroger. Ce dernier avait commencé à lui envoyer des messages très intimes. "Est-ce que j’étais en couple ? Est-ce que j’étais fidèle ? Est-ce que je me masturbais ? Est-ce que je dormais nue ? Qu’est-ce que ça me faisait quand je le voyais présenter le JT ? Et je ne comprenais pas bien le sens de ces questions", détaille dans Sept à huit celle qui a pu assister au JT avant d’être conduite dans son bureau. "Il est arrivé dans mon dos, poursuit-elle. Et il a tout de suite mis sa jambe sur le bureau, façon cow-boy, en défaisant sa cravate, très sûr de lui. Il m’a proposé un verre de vodka que j’ai refusé. Il s’est servi un verre, et en tout premier lieu, il m’a demandé ce que ça m’avait fait de le voir présenter le JT. J’étais assise, et il m’a caressé les cheveux. Et là, j’étais tétanisée et je me suis dit ‘Qu’est-ce qui est en train de se passer ?’. Et par surprise, je me suis retrouvée avec sa langue dans ma bouche et sa main dans mon soutien-gorge, sans même que je ne le voie venir. Je l’ai repoussé. Évidemment, je me suis levée et j’ai dit quelque chose comme ‘Ça ne va pas non ?’. Il l’a très mal pris, il était très en colère, et il est allé derrière son bureau pour ranger ses feuilles en me disant ‘Madame, j’ai du travail.’"

Quant à Armel Arnoult, une ancienne assistante de PPDA, elle défend toutefois celui qui est connu pour être un séducteur. "On prévenait les filles qu’elles pouvaient se faire draguer." Mais elle assure qu’elle ne l’a "jamais vu manquer de respect à une femme. Je ne lui ai jamais connu un geste déplacé ni un mot déplacé. Ce n’est pas du tout l’homme que je connais. Le Patrick que je connais n’aurait jamais contraint quelqu’un. On a vécu dans deux mondes parallèles alors. Vous vous rendez compte, une rédaction qui bosserait sous la coupe d’un pervers polymorphe, ça se serait su bien au-delà et tout le monde se serait barré et aucune femme ne serait restée".