Un jour après la disparition brutale de sa fille Carrie Fisher, Debbie Reynolds s'est éteinte à son tour. Un amour passionnel et mouvementé entre ces deux femmes...

Toutes deux étaient de véritables icônes hollywoodiennes. L'une a vécu l'âge d'or du cinéma américain, l'autre a marqué l'histoire du 7e art avec son rôle de femme belle et forte dans Star Wars. Deux caractères bien trempés, ce qui a sans doute marqué leurs relations, à la fois fusionnelles et compliquées. Car Debbie Reynolds et Carrie Fisher se sont énormément aimées, mais aussi énormément déchirées.

Carrie a connu une enfance compliquée entre le divorce de ses parents (Eddie Fisher entretenait une relation adultère avec la meilleure amie de Debbie, l'actrice Elizabeth Taylor) et leurs carrières à succès. A 13 ans, elle devient ingérable et se met à fumer la marijuana, avant de sombrer à 20 ans dans les drogues dures. «Plusieurs fois, j’ai pensé que j’allais perdre Carrie. J’ai dû essuyer de nombreuses larmes. Mais elle en vaut le coup», expliquait sa mère en 2011 sur le plateau d'Oprah Winfrey. Ensuite, le diagnostic tombe : Carrie est atteinte de troubles bipolaires.

Alors que sa mère était désemparée face à cette maladie, Carrie refusait l'aide de sa famille. «Nous avions une relation très volatile lorsque j’avais 20 ans. Je ne voulais pas être à côté d’elle. Je ne voulais pas être la fille de Debbie Reynolds », confiait-elle. Durant dix ans, elle a cessé de parler à sa mère. Mais grâce au rôle de sa vie, princesse Leia dans Star Wars, Carrie Fisher s'est libérée d'un poids, elle n'était plus l'ombre de ses parents. Petit à petit les liens se sont recréés, elles ne se sont ensuite plus jamais quittées, jusqu'à la fin. Avant de mourir, Debbie Reynolds disait qu'elle « voulait être avec Carrie ».