People La princesse a quitté Dubaï avec ses deux enfants pour fuir son époux l’émir.

Souvenez-vous, fin juin dernier, des informations éparses se répandaient dans la presse britannique : la princesse Haya de Jordanie aurait quitté Dubaï avec ses deux enfants pour fuir son époux l’émir.

Au fil des jours, il est en effet apparu que la demi-sœur du roi Abdallah de Jordanie, avait quitté palais et époux à Dubaï pour se réfugier dans un premier temps en Allemagne puis à Londres où le couple possède une luxueuse maison.

À défaut de communiqué officiel des deux parties, il a fallu se contenter d’un "poème" de Mohamed ben Rachid Al Maktoum, émir de Dubaï et Vice-Président des Emirats Arabes Unis, fustigeant la trahison de son épouse. Pas d’autres détails ou explications.

Ce 30 juillet devant la Haute Cour de Londres, les deux parties avaient un premier rendez-vous. La princesse Haya de Jordanie est arrivée en compagnie de son avocate, le visage fermé. Pas de trace en revanche de l’émir de Dubaï qui était attendu par des militants des Droits de l’homme.

Cette audience qui a duré deux jours concernait uniquement la garde de leurs deux enfants mineurs Jalila (11 ans) et Zayed (7 ans). L’émir réclame leur retour au pays. Haya de Jordanie réclame quant à elle la tutelle des enfants ainsi qu’une "mesure de protection contre des brutalités et une mesure de protection contre un mariage forcé en relation avec les enfants".

On comprend entre les lignes que la princesse a visiblement pris peur d’un projet de mariage futur pour l’un ou les deux enfants.

Âgée de 45 ans, la fille du défunt roi Hussein de Jordanie, a épousé en 2004 à la surprise générale l’émir de Dubaï de 25 ans son aîné, marié à cinq épouses et père de près de 30 enfants. Depuis ce jour, ce couple improbable avait toujours affiché une harmonieuse entente en public. Jamais Haya n’avait été vue portant le voile, elle avait continué à s’adonner à sa passion pour l’hippisme et ses œuvres caritatives. Il était fréquent de les voir main dans la main, attitude peu courante à la Cour des émirats.

Active sur les réseaux sociaux, elle n’était jamais avare (jusqu’en février dernier) de photos de famille où l’on pouvait voir toute la tendresse qui unissait l’émir, son épouse et leurs enfants.

Chacun a choisi des avocats de renom : la baronne Fiona Shackleton pour la princesse. Cette avocate londonienne avait représenté le prince de Galles lors de son divorce. Pour sa part, l’émir de Dubaï est représenté par Helen Ward, qui fut l’avocate du réalisateur britannique Guy Ritchie lors de son divorce avec la chanteuse Madonna.

La prochaine audience est fixée au 11 novembre prochain. Face à cette longue attente qui se profile, l’émir de Dubaï a publié un nouveau poème ayant pour intitulé "Epée de douleur". Ici, il n’est question que de la garde des enfants. Pour le divorce et la répartition des biens, la bataille n’a pas encore commencé.