La Dr Cosachov a ensuite quitté le bureau du procureur sans faire de déclarations aux médias, a constaté l'AFP. Diego Maradona, qui souffrait de problèmes aux reins, au foie, d'insuffisance cardiaque, de détérioration neurologique et de dépendance à l'alcool et aux psychotropes, est mort d'une crise cardiaque le 25 novembre 2020, à l'âge de 60 ans. 

L'accusation soupçonne les soignants d'avoir "violé les devoirs qui incombaient à chacun d'eux (...) en augmentant le risque au-delà de la marge autorisée, ce qui a entraîné l'issue fatale du patient, qui aurait pu être évitée". Début mai, un rapport d'experts avait conclu que Diego Maradona avait été "abandonné à son sort" par son équipe soignante, dont le traitement "inadéquat, déficient et imprudent" l'avait conduit à une agonie de plusieurs heures. "La docteur a apporté les preuves qu'elle n'a pas commis un homicide (...) Il n'existe aucun soupçon selon lequel les médicaments psychiatriques ont pu, à ces doses, provoquer une défaillance du c?ur", a déclaré l'avocat de la psychiatre, Vadim Mischanchuk.
    
"La pathologie cardiaque découverte lors de l'autopsie ne se traduisait par aucun symptôme lorsque le patient était en vie, raison pour laquelle il n'a pas été traité pour cela dans les cliniques où il a été soigné", a poursuivi l'avocat. "Quand il a quitté la clinique Olivos (où il avait été opéré d'un hématome dans la tête quelques semaines avant son décès, NDLR) son c?ur fonctionnait bien", a-t-il soutenu. Les auditions dans le cadre de l'enquête seront clôturées lundi avec la convocation du neurochirurgien et médecin personnel de Diego Maradona, Leopoldo Luque, 39 ans. 
 
Avant la psychiatre et le neurochirurgien, les procureurs ont entendu deux infirmiers, leur supérieur, un médecin coordonnant les soins à domicile et un psychologue. Au cours de ces auditions, Leopoldo Luque et Agustina Cosachov ont été pointés du doigt comme les principaux responsables de la santé de l'ex-capitaine de la sélection argentine. "Il existe une responsabilité des médecins traitants. Il y a eu beaucoup de signaux d'alerte selon lesquels Maradona allait mourir du jour au lendemain. Aucun des médecins n'a rien fait pour l'éviter", a déclaré Me Rodolfo Baqué, conseil de l'infirmière Dahiana Madrid. Les sept soignants risquent un renvoi devant un tribunal en fonction des conclusions de l'enquête, et le cas échéant des peines de 8 à 25 ans de prison.