Le 15 décembre 2020 à 16 heures, la maison de ventes Pierre Bergé&Associés à Paris mettra aux enchères en ligne 100 lots issus de la collection de bijoux de la défunte baronne Marie-Hélène de Rothschild (1927-1996), qui reste une figure emblématique de la vie mondaine et culturelle parisienne.

Marie-Hélène de Rothschild a incarné tout au long de sa vie, ce qui aujourd’hui serait immanquablement voué aux gémonies : le goût du beau, du très beau, le luxe, l’art de recevoir avec fastes, parfois dans la démesure mais toujours dans le bon goût, à une époque où le champagne coulait à flots, où l’on s’habillait en Haute Couture, les dames parées de leurs plus beaux bijoux, le tout, insistons bien, dans un environnement non pas bling-bling mais d’un esthétisme raffiné, dans un milieu de gens dits du monde, de mécènes et philanthropes qui aimaient aussi faire la fête et s’amuser, le snobisme ne faisant clairement pas partie de leur vocabulaire.

Née à New York, Marie-Hélène est la fille aînée du baron Egmont Van Zuylen van Nyevelt et de Marguerite Namétalla. Son père est un diplomate néerlandais, sa mère égyptienne. Sa grand-mère est la baronne Hélène de Rothschild (fille de Salomon de Rothschild) mariée au baron Etienne Van Zuylen. Elle épouse en premières noces le comte François de Nicolay dont elle divorce en 1956 pour se remarier avec son cousin au 3ème degré le baron Guy de Rothschild, directeur de la banque du même nom.

Dans leurs demeures du château de Ferrières et à l’Hôtel Lambert sur l’île Saint-Louis, ils vont recevoir dans le cadre de dîners mais aussi de grands bals comme le Bal Proust en 1971. Pas moins de 700 invités sont conviés dont le prince Rainier et la princesse Grace de Monaco, Elizabeth Taylor, la duchesse Windsor, Audrey Hepburn,… Ou le Bal Surréaliste en 1972 où Marie-Hélène, en Yves Saint-Laurent, portait un masque de cerf.

Les grands noms de la haute joaillerie composaient son écrin : Cartier, Van Cleef&Arpels, Fabergé, David Webb, Boivin, Tiffany, Boucheron ou encore JAR. Parures, boucles d’oreilles, colliers, pendentifs (dont un orné au chiffre impérial de Napoléon III et d’Eugénie), bracelets, étuis à tabac et à vanité, symbolisant bien la personnalité et l’élégance sophistiquée de Marie-Hélène de Rothschild, seront dispersés. Les estimations sont assez raisonnables mais les chiffres devraient s’envoler notamment pour une rarissime bague JAR.

>>> Le catalogue de la vente, peut être consulté : https://www.pba-auctions.com/catalogue/107764