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Myriam Leroy peut en témoigner, il ne fait pas bon s'attaquer à Dieudonné par voie médiatique. La chroniqueuse belge a connu de vives menaces et insultes sur les réseaux sociaux suite à son billet sarcastique sur Canal+.

Le samedi 11 janvier, c'est Nicolas Bedos qui malmenait Dieudonné sur le plateau de '"On n'est pas couché" sur France 2 . "Je ne dis pas bravo à ce con de Dieudo qui a kidnappé l'humour sur les feujs et les rebeus pour mieux servir une soupe cuisinée à Berlin dans les années 1940" avait asséné Bedos à l'égard de l'actuel plus grand agitateur de France. "Merci Dieudo, bravo l'idiot. Maintenant à cause de toi, tous les politicards tricards, les assoces de paranos et autres gens pas drôles vont mettre le nez dans nos vannes." Le trentenaire concluait sa chronique, une merguez à la main, par un cinglant "Je te l'enfonce dans ton gros c.. de Breton inculte".

Depuis lors, les remerciements et les louanges se succèdent. Mais aussi les insultes et les menaces de mort ! Interrogé ce mardi matin sur Europe 1, Nicolas Bedos a déclaré vivre chez un ami, afin d'assurer son intégrité. "J'habite en ce moment chez un ami. Je ne suis pas là pour pleurnicher à la radio", lâche-t-il en balayant l'air de la main. "A cause de ça ?", le relance le journaliste. "Oui, bien sûr, des centaines de menaces de cassage de gueule, des menaces de mort, qui sont prises au sérieux par la police. Parce qu'on a affaire à une véritable secte. Dieudonné a d'ailleurs inventé tout un folklore, des t-shirts, une violence dans la gestuelle, dans les mots employés. Ce qui est extraordinaire, c'est que ceux qui veulent me faire taire sont ceux qui demandent à ce qu'il ne soit pas tu. Ils veulent bâillonner un jeune type alors que le leur, selon eux, est un martyr."

Face à la réserve des humoristes sur cette affaire, Nicolas Bedos s'est également dit surpris et déçu par certains.  "Je n'en finis pas d'être surpris par la frilosité de la plupart des artistes." Et l'humoriste de cibler ses confrères qui craignent de perdre une partie de leur public qu'ils ont en commun avec Dieudonné.  "Moi-même je suis concerné par une forme de boycott. Dieudonné me fait passer pour un raciste, un anti-arabes que je n'ai jamais été."