C'est dans sa Corse bien aimée, entouré de ses chats, que Jacques Dutronc fête aujourd'hui ses 78 ans. L'occasion, pour le magazine "Gala", de revenir sur un épisode peu reluisant de la vie du chanteur et acteur, qu'il avait lui-même raconté à "Vanity Fair" en 2014.

Resituons les faits: nous sommes en 1974 et Andrzej Zulawski les engage tous les deux sur le tournage de "L'important, c'est d'aimer". Jacques est en couple avec Françoise Hardy, le petit Thomas, né le 16 juin 1973, a un an à peine. S'ils doivent jouer les amoureux à l'écran, Jacques n'est pas fan de Romy et ne s'en cache pas, et ce avant même le début du tournage. C'est bien simple, il l'a afflublée d'un surnom peu flatteur "Vomi" Schneider. Une idylle va pourtant naître entre eux sur le plateau et Dutronc se souvient: "Romy était totalement sincère, Le film ne s’arrêtait pas après les prises, la personne qu’elle devait aimer dans le film, elle s’en amourachait vraiment. Elle vivait le film en dehors aussi, donnait tout sans recevoir en retour : une femme extraordinaire (...) Je me suis mal comporté, je me suis embarqué dans une histoire avec elle. Mais je ne l’ai pas respectée"

Si Romy y croit, Jacques, lui, sait déjà qu'une fois le dernier "coupez" prononcé", l'affaire aura vécu. Aujourd'hui encore, il s'en veut d'avoir été aussi lâche. "Elle avait une telle force qu’il fallait être costaud en face. Je ne l’étais pas ; j’étais pris dans un truc incontrôlable, confiait-il encore à "Vanity Fair", j’essayais de faire le clown pour elle comme dans le film, et, à la fin du tournage je n’ai pas été très honnête parce que Françoise Hardy… c’est Françoise. Je n’allais pas la quitter pour Romy Schneider. Romy était une femme blessée et en tournant ce film j'en ai blessé une autre: la mienne".