" Mon papa est mort ce matin, écrivait ainsi Elie Semoun le 12 septembre dernier, sur ses réseaux sociaux . Avec ma sœur nous lui avons dit adieu, que nous l’aimions. Merci pour vos élans de tendresse, il le méritait." Atteint de la maladie d'Alzheimer, Paul Semoun s'était éteint à l'âge de 86 ans.
 
"C'est quasi criminel"   

Suite à la crise sanitaire, le papa de l'humoriste de 56 ans avait bénéficié d’une sécurité renforcée au sein de l’Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) où il était placé. Et comme beaucoup d’autres personnes âgées à risque, Paul ne pouvait voir ses proches qu’à travers une vitre plexiglas. De quoi énerver Elie Semoun sur Twitter. 

Surtout après les nouvelles mesures liées au coronavirus mises en place par le gouvernement Macron comme la fermeture des bars et restaurants à horaire prédéfini par la zone géographique ou encore des rassemblements restreints à 10 personnes. "La lecture des nouvelles mesures me met en colère. Il est très douloureux pour moi de l’écrire : mais le confinement a tué mon père, écrit-il. L’arrêt obligatoire de nos visites à son Ehpad durant deux mois, a accéléré son déclin, déjà fragilisé par Alzheimer. C’est quasi criminel d’empêcher nos anciens d’être entourés de l’amour de leurs proches. Parce qu’un je t’aime, un baiser, un geste, valent mieux que la solitude dans laquelle nous plonge la peur de ce virus." Cette peur, selon l'artiste, serait créée par des "raisons qui échappent à tout le monde… et qui tuent notre économie, notre chère culture, nos rapports sociaux et nos parents."