Ellen Petri, Miss Belgique 2004, est notre BV de la semaine

BRUXELLES Le 12 décembre 2003, Ellen Petri était élue Miss Belgique 2004. Par la suite, elle remportait deux prix, lors du concours Miss Monde 2004: celui du Top designer Fashion Award pour la jupe qu’elle portait (une création de Nicky Vankets) et le Miss Cyber Press Award, comme concurrente la plus photogénique. Pas mal ! Ces titres lui ont valu de jouer, à la télé flamande, dans la série Spoorloos verdwenen et dans De show van het jaar .

Comme vos prédécesseurs, vos premiers souvenirs de Wallonie remontent à vos voyages scolaires ?

“Exactement ! Comme tout le monde, j’ai été à Durbuy en bus avec ma classe. Je devais alors avoir 12 ou 13 ans…”

Pas de vacances en Ardennes, en famille ?

“Non, nous allions plutôt à la mer. Je dois cependant ajouter que j’ai été en Ardennes plus tard, à l’occasion de camps de sports et d’aventure. J’avais alors autour de 16 ans. J’ai aussi fait du kayak sur la Lesse et l’Ourthe.”

La première fois que vous vous êtes rendue dans le Sud du pays, pour des raisons professionnelles ?

“C’était à l’occasion de l’élection de Miss Belgique et c’était au Spiroudome.”

Cela s’est bien passé ?

“Absolument ! Ce fut très, très chouette et j’y ai rencontré plein de filles sympas, du Sud du pays : Miss Namur, Miss Charleroi… Elles étaient désolées de ne pas mieux parler flamand, mais cela s’est super-bien passé. Reste que la plupart des choses que j’ai faites, dans le cadre de l’élection de Miss 2004 se sont déroulées à Bruxelles.”

D’autres souvenirs de Wallonie ?

“Oui, dans le cadre d’un sketch avec des militaires, j’ai participé avec Julie Taton à une caméra cachée à Namur. Je me souviens qu’il faisait très mauvais, ce jour-là. Une autre fois, toujours pour une caméra cachée, j’ai fait un dropping, habillée comme un homme. De bons souvenirs…”

Mais encore…

“Comme Miss, j’ai été dans toutes les provinces. Par exemple, au Luxembourg, à Spa, à l’hôtel Dorint, avec d’autres Miss. Mais aussi à Namur, toujours avec Julie Taton, mais aussi Tatiana Sylvia, dans un cirque. J’ai encore été à Walibi, en Brabant wallon, et à Liège. J’aime beaucoup cette ville pour l’enthousiasme qu’elle dégage.”

C’est donc surtout à Bruxelles que vous fréquentez professionnellement ?

“Oui, puisque je travaille pour Belgacom TV.”

Comment décririez-vous le Wallon moyen ?

“En général, il est très sympa. J’apprécie surtout ceux qui font des efforts pour parler ma langue. Alors, cela se passe bien : je commence en flamand, mon interlocuteur dit quelques mots dans cette même langue, puis nous continuons, chacun dans sa langue. Les Wallons sont plutôt gentils, mais aussi plus cool et plus à l’aise que les Flamands.”

D’où cela vient-il, selon vous ?

“Je ne sais vraiment pas. Peut-être que les Flamands sont plus stressés…”

On dit parfois que les Wallons ne sont guère travailleurs…

“Ce n’est pas du tout mon avis. De plus, ils font de travail de qualité. Vraiment, je ne pense pas qu’ils travaillent moins.”

En matière de médias, voyez-vous de grandes différences entre des chaînes comme VTM et RTL ?

“Pas du tout ! Il y a bien certaines différences sur le fond, mais pas sur la qualité. J’ai beaucoup travaillé avec RTL et je n’ai eu aucune difficulté à m’adapter.”

Avez-vous travaillé en extérieur, à Bruxelles ?

“Oui, au Sablon, par exemple. Un très, très bel endroit. Quand il fait beau – et c’était le cas –, c’est fort agréable de travailler.”

Comment définiriez-vous les Bruxellois ?

“Il y a une chose que je retiens d’eux, avant tout : leur manière de conduire. Outre qu’il y a énormément d’embouteillages dans la capitale, les gens sont extrêmement nerveux au volant. Ils sont stressés, agressifs… Au début, juste après être devenue Miss, c’était très difficile de rouler à Bruxelles. Depuis, je me suis adaptée et cela va beaucoup mieux…”

Selon vous, il est plus difficile de rouler à Bruxelles que dans d’autres capitales comme Londres, Paris, Amsterdam ?

“Je n’ai jamais conduit dans ces villes mais je suis certaine que Bruxelles est une capitale où il est difficile de rouler.”

Plus dur qu’à Anvers ?

“Je ne sais pas. Peut-être certaines personnes trouvent-elles qu’Anvers est une ville où il est compliqué de rouler…”

À part le Sablon, quels quartiers aimez-vous bien à Bruxelles ?

“Les environs de la rue Dansaert, le bois de la Cambre, l’avenue Louise, l’avenue Brugmann, le boulevard de Waterloo, Tour et Taxis…”

De récentes expériences professionnelles ?

“J’ai récemment participé à Bruxelles en scène, dans les galeries de la Reine. C’est un lieu superbe.”

Un qualificatif pour décrire Bruxelles ?

“Mixte ! Je dis cela en fonction des nationalités qu’on y rencontre.”

Les gens en rue sont-ils aussi stressés que les automobilistes ?

“Dans la capitale, on trouve des quartiers avec des gens relax et avec des gens stressés. Bruxelles est comme les autres grandes villes, je crois…”

Vous y sentez-vous bien ?

“À Bruxelles, je me sens tout à fait chez moi.”

Et la question linguistique ?

“Il est évident qu’on ne parle pas autant le flamand que je l’aimerais : dans certains restaurants, la carte n’est même pas traduite dans ma langue. Or, je trouve que ça le devrait. Mais en général, les gens font des efforts. Professionnellement, quand je rencontre des présentateurs télé francophones, nous parlons chacun dans notre langue…”

Vous avez parlé de Julie Taton : la voyez-vous régulièrement ?

“Non, mais nous avons le même visagiste : nous nous donnons des nouvelles par son intermédiaire.”

Lisez-vous la presse francophone ?

“Non ! Je constate cependant une chose : les francophones sont beaucoup plus tournés vers la France que nous le sommes vers la Hollande. En fait, nous suivons fort peu ce qui se passe aux Pays-Bas. C’est le monde qui nous intéresse.”



© La Dernière Heure 2010