L'animateur revient sur les vives critiques qu'il a essuyées au moment de son installation en Belgique.

Arthur figurait il y a peu en tête du classement peu enviable des présentateurs les plus antipathiques et arrogants du PAF. Une "consécration" qui ne l'empêche pas de voir ses affaires continuer à prospérer. Malgré tout, il y a une chose que le public et les médias ne semblent pas lui pardonner: son déménagement en Belgique. Lors de son arrivée à Bruxelles, Jacques Essebag (son nom à la ville) recevait un torrent de critiques en pleine figure.

Une situation sur laquelle il revient dans une interview accordée à Paris Match pour les vingt ans de son émission culte, Les Enfants de la télé. Dans le magazine français, l'animateur de quarante-neuf ans revient sur les raisons qui l'ont poussé à opter pour un départ en Belgique. "Je ne pouvais pas rester l'anima­teur le plus détesté, le plus emmerdé par les contrôles fiscaux, le plus menacé et dire : 'Ok, tout va bien, je suis content d'être ici'", se justifie-t-il dans les colonnes de nos confrères. "Qu'est-ce que j'avais fait de mal à part essayer de distraire les gens en recréant des emplois ? J'en ai créé plus que le ministre du Travail !"

Plus loin, il s'interroge. Pourquoi est-ce lui qui cristallise toute la "haine" anti-évasion fiscale ? "Cela fait huit ans que je ne vis plus en France", précise-t-il. "Quand j'habitais aux Etats-Unis ça ne dérangeait personne. Les raisons de mon départ relèvent de l'intime (...) Je suis depuis deux ans, comme ces deux millions de Français non résidents, dont certains sont très connus. Pourquoi s'acharne-t-on sur moi ? Le président de la République est allé s'asseoir dans les gradins de la Coupe Davis pour soutenir des joueurs français qui ne vivent plus en France depuis des années. Quelle hypocrisie ! Toutes mes sociétés françaises paient leurs impôts en France. Alors oui, j'échappe à l'ISF mais je vous promets que je n'ai pas quitté mon pays pour ça."

Selon lui, il aurait pu être carrément plus "retors" s'il avait quitté l'Hexagone encore plus tôt. "Entre nous, un exil fiscal aurait été plus malin quand j'ai vendu ma société, en 2006, et touché un gros chèque", explique-t-il ainsi. "Je ne fais rien d'illégal"